Comment concilier écologie et vie de famille.

Ecologie et vie de famille, deux choses incompatibles ? Comment cohabiter avec un entourage qui n’a pas les même idées, les même envies ? Voici quelques conseils pour vivre de façon éco-responsable dans la joie et la bonne humeur.

Voila la question qui me taraude en ce moment… Et qui prend sa source dans un simple chargeur de téléphone laissé branché. Je vis avec un homme d’une patience angélique mais je dois bien avouer que l’écologie n’est pas son souci majeur. Il faut reconnaitre qu’il fait énormément d’efforts mais je me surprend parfois (souvent) à me transformer en véritable teigne quand il jette un carton dans la mauvaise poubelle… ou quand il laisse son chargeur branché toute la journée.

Le syndrome du chargeur branché

Après vérification, il s’avère qu’un chargeur laissé branché consomme 0,26 watt soit 2,3kWh d’électricité par an, ce qui fait environ 30 cts d’euros sur la facture. Autant dire que dalle. J’imagine que pour ma bouilloire et le grille pain que je débranche systématiquement, on doit arriver au même résultat.

A côté de ça, je n’ai toujours pas acheté de multiprise à interrupteur. Télé, console et box internet restent donc en veille et consomment joyeusement l’équivalent d’une dizaine d’ampoules laissées allumées, et ce 365 jours par an 24h/24. Soit plus de 10% de notre facture d’électricité, sans compter l’énergie utilisée. Cherchez l’erreur.

Etre bienveillant et patient

Je me rêve souvent en Béa Johnson banlieusarde mais j’ai l’impression d’être devenue le cliché même de l’écolo relou et donneuse de leçon ! Je revendique une écologie simple et sans prise de tête mais je suis capable de me pourrir littéralement la vie pour un chargeur laissé branché… Après tout, en passant devant, je pourrais tout simplement le débrancher sans rien dire. De façon générale je devrais féliciter mon entourage de leurs efforts au lieu de pointer leurs erreurs ! Je devrais les encourager au lieu de les sermonner ! Par exemple, il coupe l’eau pendant qu’il se savonne. Certes, c’est plus pour une question pratique que vraiment écolo, mais peu importe.

Se remettre en question

Est-ce que je ne rejette pas sur eux ma propre démotivation (surtout quand la flemme me fait acheter des produits suremballés dans du plastique) ? Ma propre culpabilité ? Mon propre désespoir et mon découragement face au laxisme général ? L’écologie ne devrait pas me rendre aigrie, elle devrait me rendre heureuse. Il faut sans doute que j’arrête de courir après un idéal et me satisfaire des efforts déjà accomplis. Arrêter de me comparer aux autres aussi ! Accepter mes propres limites et accepter aussi que je ne peux pas convertir tout le monde. Est-ce vraiment un drame si ce chargeur reste branché ? (oui diront certains…)

Après tout, il n’y a pas si longtemps je laissais moi aussi mon chargeur branché en permanence, je laissais la télé en bruit de fond, je prenais des bains, je consommais des plats cuisinés en veux-tu en voila… Même si c’est rageant et frustrant, la prise de conscience est quelque chose de personnel que je ne peux pas imposer aux autres.

Sinon quoi ? Eh bien je vais dégouter mon entourage de l’écologie et du zéro déchet, sans compter les disputes et des débats sans fin. J’en ai discuté avec les filles d’un groupe facebook et si certaines ne voient pas où est le problème, d’autres ont eu des mots très justes et m’ont ouvert les yeux sur ce que peuvent ressentir ceux à qui ont force la main. Ceux pour qui l’écologie n’est pas une passion, ceux pour qui ce n’est pas naturel, parce qu’ils n’ont pas appris ou parce que ça ne les intéresse tout simplement pas.

Il faut de la patience pour apprendre quelque chose à quelqu’un, ce dont je manque cruellement, je le reconnais. Je ne veux pas que le tri des déchets, la préparation du repas ou les soirées télé se transforment en corvée. Alors au lieu d’essayer de changer mon entourage, je ferai mieux de changer mon regard sur eux.

Accepter l’autre comme il est

Pour finir, je citerai Juliette, une blogueuse que j’ai rencontré grâce à la communauté écolo : « Celui qui n’est pas prêt à entendre, n’entendra pas, et celui qui est prêt au changement trouvera sa propre voie.  » Et une autre citation que j’aime bien (mais je ne me rappelle plus de l’auteur) : « On peut aimer quelqu’un mais ne cautionner ses actes. » Mes proches ne sont pas écolos et ne sont véganes (ni écolo) mais je les aime quand même.

Et vous, vous avez des astuces pour mettre tout le monde d’accord ?
Comment vous vivez l’écologie en famille ?


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