Petit guide non officiel du lecteur écolo

Je vous en parlais dans mon article sur Amazon Killer, j’essaie petit à petit de changer mes habitudes en matière d’achat pour réduire mon impact écologique. Ce n’est pas si facile de renoncer à la facilité !

Ce n’est pas évident de savoir comment et où acheter des livres. En magasin ou en ligne ? Et dans quel magasin ? Quid du livre numérique ? Est-ce vraiment moins polluant ? J’essaie de répondre à ces questions dans cet article !

Où acheter ses livres ?

Problème n°1 : Faut-il acheter dans une librairie physique ou dans un magasin en ligne ?

Je ne suis pas une très grande lectrice mais j’achète régulièrement des livres. D’où viennent ces livres ? Principalement de la grande distribution, des librairies de quartier et des petites boutiques d’occasion. Je n’ai que très rarement acheté de livres sur Amazon (aka le diable) mais je vais très, très souvent à la FNAC ou Cultura. Est-ce mieux qu’Amazon ? A priori oui puisque je vais en magasin pour acheter mon livre. Je fais vivre le commerce en somme !

Cependant, j’ai récemment lu deux articles (ici et là) qui comparent l’impact environnemental du commerce en ligne versus le commerce en magasin. Et ce n’est pas aussi manichéen qu’on pourrait le croire !

En prenant ma voiture pour aller à la FNAC par exemple, je pollue peut-être plus qu’en me faisant livrer à domicile. Il faut savoir que les 5 premiers kilomètres faits en voiture sont plus polluants que les suivants donc la courte distance n’est pas une excuse. Et ensuite, les livreurs ont un circuit et font plusieurs livraisons en même temps alors que moi je vais bien souvent à la FNAC pour une seule chose. Ce n’est donc pas rentable !

L’achat en ligne n’est pas donc pas aussi “polluant” que je le pensais mais il faut comparer ce qui est comparable. Cependant, les commandes en ligne génèrent d’autres problèmes : le coût environnemental du transport et de l’emballage d’une part, et le coût humain d’autre part. Eh oui, préparateur de commande (en particulier chez Amazon) ce n’est pas franchement le boulot le plus fun et safe du monde…

Depuis quelques temps j’ai trouvé un compromis en me rendant dans l’une des librairie Gibert Joseph de Paris en transport en commun. J’y vais généralement en sortant du travail ou à l’occasion d’une sortie. Ce qui me permet d’acheter en magasin sans pour autant polluer avec une voiture.

Solution : privilégier les librairies physiques près de chez soi, accessibles à pied ou en transport en commun. Si l’usage de la voiture est obligatoire, rentabiliser le trajet en effectuant d’autres courses en même temps. Limiter les commandes en ligne autant que possible et si possible optimiser les livraisons en commandant à plusieurs par exemple.

Problème n°2 : Faut-il acheter dans une librairie indépendante ou dans la grande distribution ?

J’ai mené une petite expérience. Je cherchais l’ouvrage “Voir son steak comme un animal mort”, de Martin Gibert que je souhaite lire depuis un moment (pour la petite histoire, je n’ai pas du tout aimé ce livre. J’aurais du mieux interpréter les signes…).

Essai 1 : en utilisant le site Place des libraires  je trouve une librairie à 5 mn à pied de mon lieu de travail. Pas de chance, le livre n’est pas en stock, il faut le commander donc attendre une semaine. Et vous le savez je ne suis pas patiente ! Sans compter l’air ahuri de la libraire quand je lui donne le titre… Je décide donc d’aller voir ailleurs.

Essai 2 : j’allume mon GPS et localise une autre librairie un peu plus loin. Hélas, ils n’ont pas le livre non plus… Et je dois en prime affronter le regard réprobateur et les réflexions désagréables de la maitresse des lieux. « Ah non ! On n’a pas de ça ici ! ». Ça fait toujours plaisir…

Essai 3 : Malgré ma réticence je fini donc au rayon librairie de la FNAC Montparnasse, à errer entre les étagères pour trouver mon bouquin. Rien au rayon livres de cuisine ni au rayon sciences humaines et développement personnel. D’après le site internet de la FNAC(je consulte le site de la FNAC dans la FNAC… on nage en plein délire kafkaïen) il serait dans le rayon psycho. Le premier vendeur, aimable comme une porte de prison, m’envoie vers son collègue de l’autre côté du magasin. Le deuxième vendeur me renvoie vers le vendeur numéro 1 avec toutefois un peu plus d’indications sur l’emplacement du livre. Il se trouve donc au rayon philo, à la lettre G. Logique… Le livre sous le bras j’affronte ensuite la longue file d’attente aux caisses pour enfin lire mon bouquin.

Bilan : en librairie indépendante, le catalogue est restreint par rapport à celui de la FNAC ou Cultura. Oui, vous avez raison, on peut demander au libraire de commander le livre et revenir le chercher le lendemain ou quelques jours plus tard mais si la librairie est loin de chez soi, on revient au problème n°1. Et si comme moi vous ne voulez pas acheter un livre sans le feuilleter avant, cette option n’est pas envisageable.

Solution : j’ai opté pour la consultation en magasin type FNAC ou Cultura puis achat en librairie indépendante. De cette façon je peux voir les livres, les feuilleter et les comparer avant de me décider. Certains libraires acceptent de commander sans acompte mais c’est rare.

Problème n°3 : faut-il acheter neuf ou d’occasion ?

Commençons par les livres d’occasion. C’est bien sûr la solution idéale car elle participe à l’economie circulaire : le livre que vous achetez d’occasion (que ce soit en magasin ou en ligne, cf problème n°1) a déjà été fabriqué et vendu une fois. En l’achetant vous ne mobilisez donc pas de ressources supplémentaires.

Le marché de l’occasion est très utilisé par les personnes qui souhaitent adopter une consommation responsable. Pourquoi les livres feraient-ils défaut à cette règle ?

Il y a une donnée à prendre en compte dans le cas des livres, ou tout autres “produits culturels” : ce sont les droits d’auteurs. Je trouve important de soutenir les auteurs, qu’ils soient engagés dans une cause ou non. Si l’auteur me plait, pourquoi ne pas récompenser son travail ? Étant moi-même auteur de 2 ouvrages (haha vous le saviez pas hein ?), j’apprécie que mes lecteurs achètent mes livres !

Evidemment, certains auteurs ne sont pas à un ou deux livres près (coucou Lévy, Musso et autre Bussi) pour vivre et certains ouvrages ne se trouvent plus en neuf. Dans ces cas-là, ça ne me dérangent pas de les acheter d’occas’. Mais dans la mesure du possible j’achète mes livres neufs.

Quid des bibliothèques ? Les bibliothèques reversent des droits aux auteurs dont les ouvrages sont dans leurs rayons 😉

Solution : acheter des livres neufs pour soutenir les auteurs que l’on aime et faire marcher les petites librairies. Choisir des livres d’occasion pour les autres. Et bien sûr, aller en bibliothèque et fouiller dans les boites à livres !

Sous quel format acheter ses livres ?

Il y a une part de sensibilité personnelle dans la réponse à cette question. Nous avons, pour la plupart, une relation particulière avec le livre papier. On peut le toucher, le sentir, corner les pages, noter des remarques, le feuilleter, etc. Et surtout : avec un livre papier, on peut voir si on a dépassé la moitié du bouquin en regardant l’emplacement du marque-page sur la tranche. Je sais que vous aussi vous faites ça !

Si vous pensiez faire des économies en achetant des livres en format numérique, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Un livre numérique coûte généralement 3 à 4 euros de moins que le prix du même livre en version papier grand format. En revanche, il coûte presque systématiquement plus cher que le format poche ! Acheter une liseuse à 200€ en pensant la rentabiliser grâce au prix du livre numérique est donc un mauvais calcul. Le seul avantage, à mes yeux, de la liseuse c’est le gain de place : 2000 bouquins dans un appareil plus petit qu’un tapis de souris, ça laisse songeur.

Mais d’un point de vue environnemental, qu’en est-il ? (parce que bon, on est quand même là pour ça) . J’ai lu et comparé plusieurs sources pour rédiger cette partie. N’hésitez pas à me corriger en commentaire si je dis des bêtises !

La fabrication et les matières premières

Format papier : contrairement à ce que je pensais, la fabrication d’un livre papier n’est pas si polluante que ça. En fait, la plupart des ouvrages (sans images) sont fabriqués avec du papier issu de forêts plantées uniquement dans ce but et gérées durablement. Les livres papier sont stockés dans des entrepôts.

Format numérique : le fichier en lui-même n’est pas extrêmement polluant. En revanche, l’appareil qui sert à le lire est gourmand en eau (bien plus que le papier), en minéraux et en métaux rares. Bien plus polluant et complexe donc que la fabrication du papier ! Et où sont “stockés” les livres numériques ? Techniquement, nulle part… Mais il faut bien des serveurs pour les rendre disponible à l’achat sur les plateforme de téléchargement. Et ça, c’est vachement polluant !

Le recyclage

Format papier : le livre papier se donne ou se revends très facilement. Le papier, on le sait, se recycle très bien (même si ce n’est pas à l’infini comme le verre). Cependant, il y a encore des progrès à faire du côté du livre papier : les éditeurs pourraient par exemple utiliser du papier recyclé…

Format numérique : aie aie aie… Le recyclage des produits numériques et informatique on en parle ? Même si des filières spécialisées existent, l’impact est catastrophique et les appareils sont trop souvent mal recyclés. De plus, les livres numériques sont bien souvent protégés et ne peuvent pas être revendus.

Il paraît qu’une liseuse équivaut à 50 livres papier en termes de consommation énergétique, de combustibles fossiles et d’eau. Quant au livre électronique, il est 100 fois plus polluant qu’un livre papier en termes de réchauffement climatique : il dégage beaucoup, beaucoup plus de CO2. Selon le SNE (syndicat national de l’édition), il faudrait lire 240 livres en 3 ans pour amortir le coup écologique d’un lecteur ebook et une quinzaine d’année pour amortir le bilan carbone d’un seul livre électronique. Avis aux gros lecteurs !

Conclusion (et pour aller plus loin)

Les librairies indépendantes ont énormément de charme et je suis à 100% pour le maintien des commerces de proximité mais on ne peut pas nier que bien souvent elles n’ont pas toutes les références en stock. Si vous voulez flâner et acheter des livres au coup de cœur, alors n’hésitez pas y entrer. Vous y passerez un bon moment !

En revanche, si vous cherchez un livre en particulier, surtout sur un sujet technique, les choses se corsent. Il vous faudra commander et donc revenir, ou alors aller à la FNAC, le temple du marketing et de la déshumanisation (et de la tentation !).

P.S : je vous invite à lire les commentaires très intéressants sous cet article !

Cet article a 19 commentaires

  1. En tant que libraire, je dois admettre que je suis un peu agacée par cette “nécessité” de l’immédiateté. Oui, parfois il faut attendre quelques jours pour obtenir un livre qui n’est pas de stock. Mais il faut aussi attendre quelques jours lorsqu’on le commande sur Internet. De plus, il s’agit de LIVRES. Je peux comprendre que parfois on ait besoin d’un ouvrage dans l’urgence (pour ses études, pour son travail, parce qu’on n’a plus rien à lire…), mais dans ce cas il y a souvent d’autres librairies dans la même ville qui peuvent vous le vendre. Dans d’autres cas, quatre jours, c’est vite passé, et en général il n’y a pas mort d’homme. Et nous, on a “Voir son steak comme un animal mort” de stock 😉

  2. Merci bcp pour ton commentaire 🙂 C’est bien d’avoir le point de vue d’une libraire ! Dans quel coin êtes-vous ? Je regrette de ne pas avoir de librairie pres de chez moi. Il y a la fnac ou quelques marchands de journaux mais c’est tout. Heureusement il y a une bibliothèque ! Je plaide coupable, je suis souvent très impatiente… Mais au-delà de ça, si je reviens 2 fois dans une librairie en voiture est-ce que je ne “pollue” pas autant, voire plus, que le camion de livraison d’un magasin en ligne ? J’ai le même problème avec d’autres objets. Quand je fais 3, 4 ou 5 magasins pour trouver quelque chose, je dépense beaucoup d’essence. Je ne suis pas sûre qu’il y ait de solution parfaite et idéale. Cela dit je pourrai commander par téléphone… Promis la prochaine fois je fais un effort !

  3. Certaines librairies indépendantes proposent de passer commande via leur site et on peut aller chercher le livre tant attendu direct en magasin. Pas de déplacement inutile, pas de livraison à domicile (surtout quand on habite tatahouine-les-oies) et on a tout de même soutenu les librairies indépendantes. J’aime bien cette option, le plaisir de déambuler dans une librairie pleine de charme qui sent bon le livre neuf avec livre à la clé. 🙂

  4. c’est vraiment la solution idéale 🙂 Malheureusement peu de petites librairies ont un site web mais je me renseignerai la prochaine fois. Si je peux économiser de l’essence, des transports et des emballages je dis banco !

  5. Avant de penser FNAC, on peut aussi pense Gibert Joseph. Tout simplement parce que Gibert est un réseau de librairies qui proposent énormément de titres en occasion, qu’on trouve en magasin ou qu’on peut commander sur le site. Il existe aussi des réseaux de vente de livres d’occasion comme Recyclivres. Et des librairies spécialisées dans l’occasion, ou qui vendent à la fois du neuf et de l’occasion. Et des braderies dans pas mal d’endroits où on trouve beaucoup de livres d’occasion. Parce qu’acheter d’occasion, c’est aussi un geste écolo.
    Quant aux délais pour obtenir le titre souhaité, je suis exactement de l’avis d’Hélène, la libraire qui s’est exprimé plus haut : quelle est cette habitude qu’ont pris les gens de tout vouloir tout de suite ? Vivre écolo, c’est aussi vivre en sachant prendre son temps, non ? Sans compter que ce n’est pas forcément très long de commander dans une librairie indépendante (et, je confirme, c’est très simple de le faire par téléphone ou par mail, voire via une page Facebook, même quand la librairie n’a pas de site). Récemment, j’ai commandé deux livres à La fleur qui pousse à l’intérieur, petite librairie indépendante de Dijon : le premier est arrivé en 48h, le second en 72h.

  6. Rassurez-vous, depuis la rédaction de cet article qui date de 2016, j’ai appris à contrôler mes ardeurs dépensières !
    Aujourd’hui je prends le temps d’aller voir à la bibliothèque ou de commander un ouvrage au lieu faire un caprice dans le magasin parce qu’il n’est pas en stock 😉
    Je connais bien les magasins Gibert Joseph, il y en a un dans la ville de mes parents. Malheureusement, il n’y pas d’enseigne près de chez moi. Et la Fnac est en effet la librairie la plus proche en ce qui me concerne, à moins de faire livrer. Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le vivre écolo, mais il faut aussi composer avec les difficultés du quotidien 🙂

  7. C’est bien parce qu’il n’y pas des masses de librairies Gibert Joseph en France que je parle du site, qui livre à domicile et propose beaucoup de choix en occasion.
    Je suis bien d’accord que nous sommes toujours dans le compromis et que nous essayons de faire au mieux. Le fait est que nous manquons cruellement de librairies de nos jours ! 🙁

  8. Mais qui dit livraison, dit transport… est-ce mieux ou pire que d’aller en voiture à la fnac ? C’est un vrai casse-tête !

  9. Vous avez raison, mais ces problèmes peuvent être contournés par des libraires organisés. Je prends l’exemple du site “leslibraires.ca” qui est la propriété de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec. Le site permet d’acheter en ligne mais également de vérifier la disponibilité parmi les 100 librairies membres de la coopérative. Une manière intelligente de mettre en valeur les librairies locales en continuant de satisfaire les besoins de chacun. Tout est question d’organisation!

    Un exemple :
    https://www.leslibraires.ca/livres/sarah-zweig-d-amour-et-de-jacques-allard-9782897239473.html

  10. C’est une chouette initiative ! Je ne sais pas si on a quelque chose d’équivalent en France. Je crois que Place des libraires a le même fonctionnement.

  11. Je me rends compte que je n’avais pas répondu sur la question “livraison ou en voiture à la FNAC ?” (qui demandait réflexion, cela dit ^^).
    Je n’ai pas étudié scientifiquement la question, mais de toute façon, prendre sa voiture pour aller acheter un ou deux bouquins, ça me paraît carrément LA mauvaise solution. Dans le cadre d’une livraison, il faut bien avoir en tête que le livreur ou la livreuse va de toute façon effectuer un parcours pendant lequel il ou elle se rendra chez pas mal de personnes dans la même zone géographique. Si toutes ces personnes prennent en revanche leur voiture pour aller acheter peu de livres chacune (ou n’importe quel produit), elles vont beaucoup plus polluer.
    Après, on est pas tous obligés d’aller à la FNAC (ou dans une vraie librairie) en voiture non plus ; tout dépend de la distance, de l’offre de transports en commun, etc.

  12. merci beaucoup Stéphanie pour ces précisions, je n’avais jamais vu les choses sous cet angle ! Actuellement, je dois prendre la voiture pour aller en librairie ou alors le bus (mais temps deux fois plus long) heureusement j’ai une bibliothèque juste à côté de chez moi 🙂 Notre gros problème c’est qu’on va parfois à la FNAC pour flaner, sans savoir si on va acheter ou pas… Ce qui est encore pire 🙁

  13. Mais flâner, ça fait partie du plaisir, c’est comme ça qu’on découvre des livres ! Il faut juste regrouper la flânerie autour des bouquins avec d’autres activités, pour ne pas prendre la voiture inutilement.
    Je me rends compte que c’est difficile de comparer les pratiques, vu qu’on vit tous dans des conditions différentes. Pour ma part, j’habite dans une ville de 150 000 habitants, une petite librairie indé très intéressante s’est ouverte dans mon quartier il y a environ un an, il y en a une grande (même taille que notre FNAC) également indépendante, on a quelques toutes petites librairies spécialisées dans l’occasion, et Gibert, où trouve plein d’occasions (j’achète essentiellement d’occasion). Sans parler du réseau de bibliothèques, où j’emprunte énormément ; je leur soumets d’ailleurs régulièrement des propositions d’achats, il y a un service dédié à ça. Tout ça dans un centre-ville médiéval tout petit, que je parcours donc à pied (et je marche facilement sur 4-5 kms de toute façon). Du coup, je ne vais même pas à la FNAC, et surtout pas à Cultura. Je fais aussi les foires aux livres annuelles et la braderie de la bibliothèque. Et puis le site de Gibert, comme je le disais plus haut, est pratique parce que je peux acheter des livres d’occasion qui ne sont pas dispos sur place mais sont livrés en magasin – et j’imagine que les envois du site en magasin sont groupés, bien que n’en étant pas tout à fait certaine… Mais j’ai bien conscience que tout le monde n’a pas droit à ce type de configuration !

  14. euh… je peux venir habiter chez toi ? 😀 il faut trouver un équilibre entre considérations écologiques et contraintes logistiques, ce n’est pas toujours évident mais l’essentiel c’est de faire du mieux possible.

  15. Ah ah !
    Après, chacun ses problèmes : je galère de mon côté pour trouver du véritable savon de Marseille…

  16. Tu peux aussi commander ton livre en librairie indépendante et attendre quelque jours pour pouvoir le lire ….

  17. En tant que libraire certaines choses me pince le coeur. Comme ma collègue au dessus, je ne comprend pas l’impatience des lecteurs vis a vis des commandes alors qu’il le font par Internet de la même manière, mais je ne vais pas revenir là dessus. Parcontre ce qui est important de savoir c’est que les librairie non indépendantes travaille avec des centrales d’achat qui choisie les livres à mettre dans les magasins et à quel emplacement pour certain. Donc vous vous retrouvez avec des livres que vous trouvez partout, hyper commerciaux mais vous n’avez pas le choix du libraire qui décide de donner la chance à des jeunes maisons d’éditions, à des livres plus engagés qui correspond à la personnalité du libraire, de jeunes auteurs qui passent inaperçus, sans parler des conseils que l’on a beaucoup moins en grande surface culturel. Si le choix du libraire ne vous convient pas c’est que vous ne partagez pas les mêmes convictions avec le libraire et ça c’est très humain ! Dans ce cas changez de librairie et trouvez celle qui vous correspond plus.

  18. J’ai remarqué que les librairies de province sont souvent bien plus agréables et mieux achalandées que celles de ma banlieue 🙁 lorsque nous sommes en vacances, on adore flâner dans les petites librairies, il y a énormément de choix et c’est toujours un plaisir. Je repars toujours avec des livres que je n’avais pas prévu mais c’est ça qui est génial ! et on est toujours bien accueilli ^^ et effectivement on “sent” davantage l’implication et le choix des libraires dans ces structures.

  19. Je vais à la bibliothèque de mon village et à médiathèque du village à côté (5 km). On peut commander jusqu’à 3 livres par mois si ce que l’on souhaite ne se trouve pas déjà dans les rayons. Bien-sûr le livre retourne a la biblio une fois lu vu qu’on ne l’a pas payé. Mais si j’ai besoin de le relire je le réempreinte c’est tout.

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