Zéro déchet

On a un lombricomposteur dans la cuisine

Début novembre nous sommes allés dans une ferme bio à quelques kilomètre de la maison. Et ce jour là nous avons pu enfin récupérer notre lombricomposteur. C’est le début d’une grande aventure (ou de beaucoup de galères, je ne sais pas encore).

 

Qu’est-ce qu’un lombricomposteur ?

Un lombricomposteur est un composteur d’appartement. Ce système vous permet de composter des déchets organiques. Exactement comme avec un composteur de jardin classique sauf que ça se passe dans votre cuisine !

 

Comment fonctionne un lombricomposteur ?

Au début je pensais qu’un lombricomposteur, il suffit de mettre des épluchures dedans et basta. Et bien pas du tout. C’est un poil plus compliqué…

Installation du bac à compost

Commençons par l’installation. Pour monter un lombricomposteur, c’est beaucoup plus simple que de bricoler un meuble IKEA, donc vous devriez y arriver sans trop de problème.

Selon le modèle choisi, j’imagine que ça peut varier mais voici comment j’ai monté le mien :

  • le support à roulettes
  • le récupérateur de jus de compost (ou “lombrithé”)
  • le premier bac
  • le deuxième bac
  • le troisième bac
  • le couvercle

Le deuxième et le troisième bac doivent être installés lorsque celui du dessous serait terminé, c’est-à-dire quand les vers auront tout mangé.

Mise en route du lombricomposteur

Pour la mise en route, nous avons suivi les conseils du maître composteur (si, si, il s’appelle vraiment comme ça).

Nous avons donc mis un rond en carton au fond du premier bac pour éviter que les vers ne tombent dans la partie du dessous. Puis, nous avons rempli la moitié du bac avec des déchets “carbone” c’est-à-dire du papier et du carton. L’étape suivante consiste à installer les vers. La commune nous a fourni des vers dans leur propre terreau en même temps que le bac à compost. J’ai donc installé les petits vers dans leur nouvel habitat.

Ensuite, il faut être patient car les verts doivent se reposer 4 à 5 jours avant de recevoir de la nourriture. Après ce laps de temps, il faut leur donner à manger tous les 5 à 6 jours histoire de ne pas les gaver. On pourra ensuite rapprocher les “repas” mais il faudra sans doute quelques semaines avant de pouvoir leur donner toutes les épluchures à chaque fois que je cuisine.

Que faut-il mettre ou ne pas mettre dans un lombricomposteur ?

On ne peut pas mettre n’importe quoi dans le lombricomposteur. Il faut varier les déchets en ajoutant du “carbone” (papier et carton) et “azote” (les épluchures et restes de repas). Si vous mettez trop de papier ou trop de déchets organiques, votre lombricomposteur risque de ne pas fonctionner comme il faut. Il faut donc faire super gaffe !

Voici un récap en photos :

 

Premier bilan au bout d’un mois

Nous avons donné à manger aux vers 3 fois depuis l’installation et on ne peut pas dire que ce soit la fête du lombric ! Ils n’ont pas encore fini de manger les épluchures de la dernière fois, apparemment le processus est trèèèèès long. Moi qui pensais ne plus avoir d’épluchures dans  ma poubelle de cuisine, c’est pas encore gagné.

 

Edit mars 2017 : malheureusement, l’expérience du lombricompostage a viré à la catastrophe ! Malgré nos efforts, nous n’avons pas réussi. Trouver un équilibre entre déchets humides et déchets secs nous a semblé compliqué, en particulier parce que j’ai rarement du papier ou du carton à la maison. Par ailleurs, le démarrage est vraiment très long et nous ne pouvions pas donner à manger au vers aussi souvent qu’on le voulait. Nous mangeons végétalien et la majorité de nos déchets sont organiques. Et enfin, nous avons du faire face à une invasion de moucherons… Mais pour chaque problème, il y a toujours deux solutions !

Après cet échec, notre lombricomposteur a échoué sur le balcon et nous l’avons remplacé par un composteur de cuisine avec activateur. Je mets mes épluchures dans le bac, je pulvérise le produit et referme. Au bout d’une semaine j’avais déjà du jus de compost pour mes plantes ! Je peux le mettre dehors (même quand il fait -5° ou 30°), c’est plus rapide et plus facile. Parfait pour nous !

 

Edit août 2017 :  ahem ! après presque un an de compostage, le bilan n’est pas glorieux. Même si nous avons rapidement pris l’habitude de mettre les épluchures au compost, nous avons rapidement été confronté à un problème de logistique. Que faire de tous ces déchets en décomposition ?  Malheureusement nous n’avons pas trouvé de solution satisfaisante pour utiliser le compost et le jus de compost. La méthode du seau est plus pratique que le lombricomposteur mais à cause de sa petite taille il est vite rempli.  Le compostage en appartement, sans accès à un jardin (partagé ou celui d’un proche)  est donc vraiment compliqué ! Finalement, on a arrêté de composter. Je stocke maintenant mes épluchures dans un sac au congélo pour faire du bouillon mais nous n’utilisons plus nos bacs à compost. Le poids de nos poubelles a donc doublé ces dernières semaines, ce qui est assez décourageant. Cependant, on se dit qu’on a vraiment tout essayé… On retentera quand on aura une maison et un jardin !

 

Et vous, vous compostez comment ?
Vous avez des vers à la maison ?

lombricomposteur ma conscience écolo

27 réflexions au sujet de « On a un lombricomposteur dans la cuisine »

  1. En fait, ils consomment tes déchets mais à leur rythme. Il est normal qu’ils n’aient pas tout fini : 1/ c’est le début du coup ils sont peu nombreux 2/il faut environs 3 mois pour commencer à obtenir du compost, c’est pour ça qu’il y a plusieurs bacs “de travail”

  2. Bonsoir,
    Plus vous mettez à manger, plus ils se reproduiront. Sachez qu’ils mangent 1/4 de leur poids par jour…. donc mettez tous déchets quotidiens…. ça ira très vite après !
    Courage

  3. Le concept est super, mais c’est vrai que je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps. J’ai hâte de voir le résultat sur du plus long terme.
    Et sinon des poules pour manger tes épluchures, non ? (sauf si tu es en appart oui là mon idée craint)

    1. En effet, je vis en appartement, c’est d’ailleurs pour cela que vous avons choisi ce type de composteur. Mais nous espérons un jour avoir une maison avec un jardin et peut-être des poules !

  4. Le lombricomposteur est long à se mettre en route (3 à 6 mois) mais tu verras une fois qu’ils seront lancés ils mangeront tout ! Et il y aura de plus en plus de vers 🙂

  5. Hello alors on avait opté pour le composteur de balcon également. Ça marche très bien par contre ça se remplit très vite … Très très vite du coup rapidement on l’a laissé tranquille et alors quand on a voulu y retourner…. Je te dis pas l’odeur !!!! Pire qu’horrible !!!! Comme c hermétique c très humide !
    Franchement j’ai pas été convaincue​ ! Hâte de lire ta suite d’expérience

    1. depuis que j’ai changé pour un composter avec activateur ça va mieux ^^ je récolte mon jus de temps en temps pour les plantes c’est vraiment top 🙂

  6. Moi personnellement ce qui me gêne avec le lombricomposteur c’est que les personnes qui l’utilisent n’ont donc pas de jardin (en majorité sinon ils mettraient un vrai composteur), or que faire du compost une fois fait. – Dans les jardinières ok mais à moins de faire de nouvelles jardinières régulièrement et d’avoir une frêt vierge à la maison c’est pas top quoi ^^
    – Le donner à qui et comment ? Dans ce cas là ne vaut il pas directement mieux apporter ses déchets au composteur collectif .
    – Le mettre au pied des fleurs et des arbres communaux ? Cela revient à de la décharge sauvage, interdit par la loi (oui même si vous vous dites que c’est pas bien grave comme action) et dans ce cas là encore une fois ne vaut il pas mieux mettre les déchets dans le composteur communal ou collectif.

    1. c’est vrai que ce n’est pas toujours facile de savoir quoi en faire. Personnellement je le stocke sur mon balcon pour le donner à mes parents ou des amis qui ont un jardin. Je crois qu’on peut aussi le donner à des “inconnus” via des sites de dons. Il y a toujours une solution 🙂

  7. Oki oki, rapport au commentaire que je viens de laisser sous ta première vidéo Youtube, je tombe sur ce billet que j’avais déjà lu enfait. Comme évoqué dans ta vidéo, tu laisses donc tes vers squatter sur le balcon ? J’avais lu que ce n’était pas trop recommandé de les laisser dehors, tu le fais seulement à une certaine époque de l’année ou bien ?

    1. En fait les vers sont morts depuis longtemps, on a complétement merdé avec ce truc… 🙁 du coup on a un autre composteur dans lequel je mets des bactéries pour accélérer le processus. Cela dit ça va toujours pas assez vite et je n’ai pas de place pour stocker… J’arrive à un point où je ne sais plus comment me débrouiller !!

        1. j’ai contacté ma commune pour savoir où trouver des composteurs collectifs, et sinon je vais voir avec le gardien de ma résidence. On sait jamais, nos jardiniers en ont peut-être besoin…

  8. J’ai opté pour le lombricomposteur il y a moins de deux mois, tres satisfaite au début, je commence à regretter de ne pas avoir opter pour un composteur … comme toi je produit bcp de déchets organiques (presque 1 gros bol par jour) donc les vers ont vraiment du mal à tout manger .. Jai plein de germes dans mon bac et les vers essaient tout le temps de se sauver, Jai également eu une grosse invasion de moucherons dont je ne suis toujours pas débarrasser (meme après avoir mis le lombri dehors..) De plus je trouve ça vraiment contraignant de devoir couper toutes les épluchures en petit morceaux, ça prend du temps se je n’ai pas forcément tout les jours .. je me tâte donc à prendre un composteur normal ..

    1. ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à galérer ! J’ai vu beaucoup de témoignage “le lombric c’est fantastique” mais personne ne parle des ratés ^^ bref vivement le jardin et le vrai composteur !

  9. Merci pour cet article et ce témoignage…
    Chaque fois que je jette épluchures et autres déchets organiques je me dis il faudrait composter mais voilà je suis en appartement… La question de l’utilisation du compost restait entière car les quelques pots de fleurs sur ma terrasse ne seraient pas assez nombreux…
    J’attendais un témoignage qui me conforte dans l’idée de la difficulté du compostage en appartement voilà c’est fait…. Je n’ai plus qu’à trouver un solution pour le donner avant de me lancer… Trouver à une personne qui a accès au jardins familiaux de mon village par exemple

    1. Avant de se lancer dans le compostage d’appartement, il faut bien étudier toutes les possibilités. C’est possible mais tout de même beaucoup plus contraignant que le compostage en maison avec jardin, sauf si on a accès à un composteur collectif.

  10. Nous venons de commencer (il y a 3 jours !!!)
    Ce post et les commentaires sont un peu décourageants !!! !!! 🙁 🙁 🙁
    J’ai pris un composteur en bois à 5 étages qu’on a mis dans le local à vide ordure de notre couloir (partie commune, les voisins sont d’accord). Pour le balcon impossible car il fait trop froid (sous 5°C les vers meurent), et sous l’évier de la cuisine il n’y avait pas la place. Les vers sont donc dans le noir et à température constante. J’ai humidifié avec une serviette humide pour le début, posée au dessus. Pour le début ils ont un tapis végétal en chanvre, du compost, carton d’oeuf et PQ, des déchets (radis noir, 1 ou 2 feuilles d’endive, restes d’épinard, un peau de banane *je doute qu’elle se désagrège, 2 coquilles d’oeufs *qu’apparemment j’aurai du broyer, 1 cuil de riz, un peu de pain rassis , reste de tomate, épluchure de pomme de terre) et je compte les inonder bientôt d’épluchure de pommes….
    Le projet en mars c’est de faire un potager de balcon… et utiliser le compost. Sinon ce que j’aurai en trop je donnerai à ma belle mère qui a un jardin…
    J’espère que ça va maaaaaaaaarcher !!! 🙁 🙁 🙁

  11. Bonjour Sophie, j’ai acquis le même composteur que vous via la mairie mi-novembre 2017. La première semaine a été plutôt sportive car j’avais plein de fuyards (le composteur était dans ma cuisine), après discussion avec la personne en charge du compostage j’ai mis mon composteur à la cave (le bruit et les vibrations des appareils ménagers étaient source de stresse). Depuis tout va bien, plus de fuyards et le premier bac pratiquement transformé en composte au bout d’un mois et demi. Mes conseils : couper les épluchures (je le fais au ciseau ), j’ai rapidement mis tous mes déchets (sur conseil du service de compostage) et j’aère mon composte un fois par mois pour ne pas trop les déranger (je retourne avec les mains gantées). Seul bémol : je n’ai pas encore expérimenté en été donc à voir pour les moucherons. Donc perso je ne trouve pas ça très contraignant pour le moment, en espérant que ça vous aide.

    1. Bonjour Vanessa, j’ai vu plusieurs personnes mettre leur lombricomposteur à la cave. J’avoue que je suis un peu réticente à cette idée car ma cave est 5 étage plus bas et déjà pas mal encombrée… Comment fais-tu entre deux remplissages ? Tu stockes dans ta cuisine ?

  12. Merci pour ce partage d’expériences, je me sens moins seule et ça me redonne de la confiance pour continuer ! J’ai procédé de la même façon dans notre appartement : désencombrer (vendre, donner, jeter), limiter les achats (surtout neufs), recycler, acheter en vrac et réutiliser, etc. Et transition en cours vers une alimentation végétalienne.
    Pour les déchets organiques j’en suis à ma 3e tentative avec le lombricomposteur, et cette fois ça marche ! Ca fait un an qu’il est en route, et il est (enfin !) bien rodé. Le démarrage est lent, très très lent, et les ratages précédents venaient d’un démarrage trop rapide. J’ai la chance d’avoir depuis peu un jardin partagé dans mon quartier, et j’ai pu confier à leurs composteurs mes excédents de déchets organiques, que mes vers n’étaient pas encore capable d’absorber (et ça me crevait le coeur de les mettre dans la poubelle ordinaire), ou les déchets qui ne leur conviennent pas (oignons p. ex.). Le composteur est installé dans mon garage, 4 étages plus bas, car il fait trop chaud sur mon balcon. Pour l’hiver je lui trouve une place dans l’appartement (mais ce n’est pas bien beau dans notre hall d’entrée, dommage). Je stocke les déchets dans un seau sur le balcon en attendant de les mettre au compost. Je n’ai pas eu trop de soucis avec les moucherons et les petites mouches (drosophiles) cet été (notre panier de fruits frais en générant bien plus !).
    Pour la partie carbonnée j’utilise les cartons que mon employeur m’envoie, et que je réduis en confétis avec ma broyeuse de documents confidentiels. J’utilise le thé de compost pour les quelques jardinières de balcon, et le jardin partagé sera heureux de récupérer mon compost une fois mûr.
    Je me suis accrochée et j’ai persévéré ! Certains y arrivent (dont mon beau-frère, du 1er coup !) alors pourquoi pas moi…
    Je vous encourage à essayer de surmonter les difficultés.

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