Où j’en suis dans mon engagement écologique ?

Vous l’avez sans doute remarqué, cela fait plusieurs mois maintenant que ma présence sur ce blog est moins régulière. La raison est simple : j’avais perdu l’envie d’écrire et de partager ici. Au début, je ne savais pas exactement d’où venait ce sentiment. J’avais l’impression d’avoir fait le tour de ce que j’avais à dire. J’ai même pensé à fermer purement et simplement le blog. Je me suis demandé si mes propos étaient vraiment intéressants, vraiment dignes d’intérêt. Mais pendant mon absence, j’ai continué à recevoir des commentaires, les visites des internautes n’ont pas (trop) baissé. Et finalement j’ai décidé de le garder ouvert, parce que j’ai toujours envie d’écrire (même si ce n’est que pour une personne).

Il m’a fallu quelques mois (et 2 confinements) pour réussir à mettre des mots sur mes émotions. Et d’un coup, tout s’est débloqué : je devais faire évoluer ce blog en même temps que mon engagement évoluait. Petit à petit, les idées d’articles ont commencé à émerger (j’ai une liste de 20 articles en brouillons !). J’ai hâte de vous les partager !

Mon bilan 2020-2021

Pour commencer cette année 2021, j’ai envie de faire le point (avec moi-même et avec vous) sur mon engagement écolo-politique. Pour cela, je me suis aidée du travail de Sea & Seed, alias Melle Bene sur Instagram. Elle a conçue une checklist pour “d’identifier [nos] axes de progrès et de [nous] stimuler pour faire des “efforts” qui ont un impact conséquent.” Je vous partage donc mon analyse. La version originale de cette checklist est disponible sur son blog. Je vous encourage à lire son article en entier car elle donne plein d’informations complémentaires utiles à la compréhension de la checklist.

→ Sur ma version de la checklist, j’ai coché en vert les actions que je réalise déjà (1 pt), en jaune celles sur lesquelles je travaille (0.5 pt) et en rouge celles que je ne fais pas / plus (0pt). On calculera mon score final en fin d’article 😉

Lire aussi : Mon bilan 4 ans de zéro déchet

Actions individuelles

Réduire ma consommation de viande

Si vous lisez régulièrement mon blog, vous savez que depuis 2015 j’alterne entre végétalisme, végétarisme et flexitarisme (= omnivore qui veut se donner bonne conscience). En ce moment, je ne mange plus de viande, ni de poisson, ni lait, ni yaourt mais encore pas mal de fromage et parfois des oeufs. Ce n’est pas toujours facile, surtout à la cantine du boulot ou en famille donc je ne me mets pas la pression. Je me laisse une marge de manœuvre et finalement j’y arrive bien mieux que lorsque je me revendiquait 100% végane. Mon mari a aussi fortement diminué sa consommation de viande, et c’est bien plus motivant de faire ce chemin à deux !

Lire aussi : Etre végane dans une société carniste

Je passe à un fournisseur d’électricité verte.

L’énergie “verte” ou “renouvelable” est un sujet intéressant que j’aimerais aborder plus en détails dans un article. Je ne vais donc pas ouvrir le débat ici. Historiquement, nous avons toujours eu un abonnement chez Engie (pouah !!) car nous attendions de faire un an dans notre nouveau logement pour connaitre notre consommation annuelle. Je dois maintenant me renseigner sur les différentes solutions et choisir notre nouveau fournisseur. D’ailleurs, si vous avez changé de fournisseurs, racontez-moi en commentaire ça m’intéresse ! Ca y est on a changé ! On vient de souscrire à une offre Planet Oui 🙂

Je réduis ma consommation de produits non nécessaire et achète locale au maximum.

Je ne suis pas convaincue sur le fait que consommer local soit vraiment plus écologique. On lit tout et son contraire à ce sujet, ça mérite de se poser un moment pour y réfléchir. Là aussi, j’en parlerai dans un article dédié. Cela dit, je privilégie au maximum les produits fabriqués / cultivés en France.

Quant à la réduction des produits “non nécessaires”, j’ai bien peur de pas être très bonne élève. Je n’achète pas à outrance mais étant une grande fan d’Harry Potter, je me fais souvent plaisir en ajoutant des pièces à ma collection… qui ne sont ni locales, ni nécessaires ! Sur le reste en revanche, j’essaie de limiter mes achats à ce dont nous avons besoin pour que notre vie soit un minimum confortable.

J’achète mes vêtements de seconde main ou éthique, je limite la fast-fashion autant que possible.

Je nuancerai un peu ce point. Certes la fast-fashion est extrêmement polluante mais ce qui l’est encore plus c’est d’acheter des vêtements pour les jeter après. On peut donc avoir une consommation déraisonnée que ce soit avec du seconde main, de la fast-fashion ou de la slow fashion. On peut acheter un pull de fast-fashion et le garder 10 ans, et acheter une robe éthique et s’en lasser au bout de 2 semaines… Tout n’est pas blanc ou noir !

Cela étant dit, j’ai encore des progrès à faire car je suis une épouvantable consommatrice de vêtements. Je change souvent d’avis sur mon propre style vestimentaire, ce qui m’amène à avoir des frénésies d’achat parce que “cette fois c’est sûr j’ai trouvé ce qui me convient !” et à le regretter 3 mois plus tard. Je navigue donc entre seconde main (mais avec bien souvent des déboires…), fast-fashion et marques éthiques en fonction de mes envies et de mes possibilités.

Idem pour les meubles, le linge, la vaisselle, etc. on fait au cas par cas. Généralement je regarde d’abord sur Leboncoin, je vois que tout est vieux / moche / trop loin et au final on commande sur Ikea ou La Redoute (je n’en suis pas fière hein).

Lire aussi : Pourquoi adopter la mode éthique ?

Je réduis ma consommation de matériel électronique, j’achète d’occasion ou reconditionné.

Là encore, vaste sujet ! A la maison nous avons chacun un ordinateur portable et un smartphone. Pour les téléphones, depuis quelques années je les prends systématiquement en reconditionné mais j’ai l’impression qu’ils durent encore moins longtemps que les neufs (surtout parce que j’ai la fâcheuse habitude de les faire tomber dans les toilettes…).

En revanche pour les ordinateurs, vu que c’est un gros achat, je n’ose pas les prendre d’occasion / reconditionné. J’aurais trop peur qu’il y a un problème… Idem pour l’électroménager, on n’a pas encore sauté le pas !

Lire aussi : Mon avis sur le Fairphone 2

Je réduis mes voyages en avion.

Alors là, c’est facile : on n’a jamais pris l’avion et on ne compte pas le prendre sauf pour notre voyage de noces au Japon (mais vu qu’on est marié depuis 1 an et demi, ce sera un voyage normal en fait). Et ce n’est même pas un sacrifice vu qu’on aime pas voyager et que la France regorge de merveilleux territoires à explorer, une vie ne suffira même pas ! Je ne ressens pas du tout l’appel du voyage ou l’envie irrépressible de découvrir d’autres contrées, d’autres cultures. Et nous n’avons pas de famille à l’étranger. Donc c’est assez facile pour nous de renoncer à l’avion.

Je passe à une banque responsable.

J’ai longtemps étudié la question mais finalement cela ne s’est pas fait car nous avons décidé d’acheter un logement. De ce fait, le nombre de banques possibles s’est drastiquement réduit. Nous avons été “contraints” de placer tous nos comptes bancaires (courants et épargnes) dans une même banque qui n’est pas du tout responsable pour obtenir notre prêt immobilier. Enfin ce n’est pas la pire, mais clairement pas la meilleure non plus.

Je réduis ma consommation de vidéos en ligne (Netflix, Youtube, etc.), je mets en œuvre davantage de sobriété numérique.

Aie, aie, aie. Autant je peux me passer assez facilement des plateformes comme Netlfix ou Disney +, autant je ne pourrais pas arrêter Youtube. N’ayant pas de télévision et ne regarder pas les chaines sur ordinateur, Youtube est quasiment notre seule source de vidéos. J’essaie cependant d’en avoir une consommation raisonnée en limitant mon usage. Quelques petites astuces : désactiver la lecture automatique, choisir soi-même ses contenus (ne pas prendre en compte les suggestions), ne pas regarder en HD (720p ça suffit).

Concernant la sobriété numérique, j’ai fait de gros progrès ces dernières semaines en activant des timer sur mon téléphone pour limiter l’usage de certaines applications chronophages comme les réseaux sociaux. J’essaie aussi de privilégier les supports papiers, comme pour les recettes de cuisine par exemple. Cependant, s’informer en ligne sur des médias indépendants reste encore plus pratique pour moi que d’acheter des formats papier.

La charte écolo de Melle Bene

Actions collectives

Je participe aux luttes collectives et aux actions de désobéissance lorsque j’en ai l’opportunité et la capacité.

On essaie de se motiver pour aller aux manifestations / actions collectives sur le terrain mais vu la situation sanitaire actuelle c’est compliqué… Si vous lisez cet article en 2027, sachez qu’en 2020-21 c’était la grosse merde : quand on va en manif on peut choper un virus et/ou se faire démolir par des flics. Grosse ambiance.

Lire aussi : Le boycott est-il efficace ?

Je m’investis dans une ONG / association / mouvement / syndicats lorsque j’en ai la capacité.

Depuis décembre 2020, je suis membre d’un groupe local Greenpeace. J’ai mis du temps à trouver une association près de chez moi dans laquelle je me sente bien, et Greenpeace m’apporte tout ce que je recherchais. Pour le moment je n’ai pas fait beaucoup d’actions sur le terrain car je manque de disponibilités (je ne peux pas forcement prendre de journée de congés pour aller aux actions à Paris). Quant aux syndicats, je suis dans une entreprise de moins de 10 salarié·e·s donc nous n’avons pas la possibilité de nous syndiquer !

Je soutiens financièrement une ONG / association / mouvement / syndicats lorsque j’en ai la capacité financière.

Oui, depuis quelques mois je soutiens financièrement Greenpeace et L214 via un don mensuel. Je fais aussi des dons ponctuels, notamment aux médias indépendants, lorsque je le peux.

Je fais pression sur les politiques locaux·ales à nationaux·ales pour qu’iels agissent (mail, courrier, commentaires en ligne…)

Je n’ose pas encore prendre la parole seule mais dans le cadre de campagnes nationales (par ex : Pour une autre PAC) je participe volontiers.

J’affiche mon engagement et les raisons de mon engagement sur les réseaux sociaux.

Ce point est épineux… De mars à novembre 2020, j’ai beaucoup partagé sur mes comptes instagram et facebook (je n’ai pas twitter) mais depuis décembre 2020 j’utilise de moins en moins ces plateformes. C’est un endroit incroyable pour se tenir informer, pour se sentir porter par la ferveur militante, mais l’ambiance peut (très) vite tourner au vinaigre. Etant quelqu’un d’hypersensible, ce mélange anxiogène m’a beaucoup affecté et j’ai préféré m’en éloigner. J’avais l’impression de m’épuiser à consulter et partager en permanence des comptes et des publications. Et d’un autre côté, je me sentais illégitime à prendre moi-même la parole sur des sujets “sérieux”. (coucou le syndrome de l’imposteur). Ajoutez par dessus un besoin compulsif d’appréciation et de reconnaissance, et vous comprendrez pourquoi j’ai délaissé les RSx !

J’essaie de ne pas me laisser atteindre par les personnes qui critiquent et minimisent mes engagements

Je fais mon petit bonhomme de chemin. Je ne suis pas là pour essayer de convaincre les autres (généralement c’est peine perdue donc pourquoi se fatiguer ?) mais pour partager mon expérience.

Celleux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger celleux qui essaient.

J’essaie d’insuffler des changements écologiques dans l’entreprise au sein de laquelle je travaille.

Dans mon ancien boulot, j’ai vraiment essayé de faire bouger les choses : démocratiser l’usage de la gourde et du gobelet, sensibiliser sur le gaspillage, etc. Et on a obtenu des résultats vraiment encourageant ! Avec ma team de collègues, on formait un chouette petit groupe de personnes végé-écolo et c’était super cool (mes lapins, si vous passez pas là je vous fais des bisous).

Mais depuis 1 an je travaille dans une nouvelle boite et dès l’entretien on m’a prévenu que “niveau écologie, on est à l’âge de pierre”. Je n’ai pas été déçue : gobelets et touillettes en plastique, morceaux de sucre emballés individuellement, serviettes en papier, bouteilles d’eau, impressions à tout va, usage compulsif et déraisonné du mail… Le seul truc bien c’est que chacun à sa tasse pour le café / thé. On milite avec quelques collègues pour l’installation d’une fontaine à eau (les lavabos sont petits et ne permettent pas de remplir une gourde). Croisons les doigts !

Lire aussi : Être zéro déchet au travail

On lâche rien !

Oh que oui !!

Conclusion

Depuis mars 2020, beaucoup de choses on changé et je suis clairement et pleinement passée d’une politique des petits pas à un engagement politique et collectif, notamment grâce à Greenpeace (ça aussi, je vous en reparlerai bientôt).

Voici mes scores pour cette charte :

  • Score “actions individuelles” = 5/8
  • Score “actions collectives” = 6/8
  • Score final = 11/16

Je pense que ce score aurait été totalement différent il y a 1 ou 2 ans mais il reflète mon évolution au cours des derniers mois. Il serait intéressant de voir ce que cela donne dans quelques mois ou années ! Ce qui est surtout remarquable c’est que actions individuelles et collectives ne s’opposent pas et on peut les combiner. Les deux sont compatibles. Est-ce que l’une ou l’autre partie peut suffire seule ? J’ai l’impression qu’elles n’apportent pas la même chose… Vaste sujet ! (et une autre idée d’article)/

Et vous, où en êtes vous dans votre engagement ? J’ai hâte de savoir, alors venez me raconter tout ça en commentaires !

2 réflexions sur « Où j’en suis dans mon engagement écologique ? »

  1. Une fois n’est pas coutume, je te laisse un petit commentaire (en même temps tu mentionnes le gang des lapins, donc bien obligée haha !) ! Je n’en suis qu’à 7/16, mais euh… c’est mieux que 0 non 😉 ?

  2. Merci pour ton commentaire et oui 7 c’est mieux que 0 et ça te laisse une marge de progression

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