Comment trouver le temps de vivre

14/09/2016

Et si on prenait le temps de vivre ? Trouver du temps pour soi est souvent difficile quand on a une vie active. Pourtant c’est primordial pour se sentir bien ! Depuis le début de ma démarche écolo-bio-vegan, j’ai décidé d’être plutôt que d’avoir. Et ça, ça change tout.

Avant, j’étais comme la plupart des gens : je travaillais pour m’acheter des trucs. J’achetais de nouvelles fringues, de nouveaux objets, de nouveaux livres. J’ai l’impression que cette possession maladive est caractéristique de notre société moderne. Il y a dans le monde de nombreux peuples qui n’ont pas toujours le même rapport à l’argent et aux biens matériels. Mais avez-vous vraiment envie que lors que votre enterrement, quelqu’un dise « c’était un chic type, il avait une grande télé » ? Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu dans un livre. Mais cela m’a frappé. Nos possessions ne font pas de nous des gens meilleurs. Notre trace sur Terre dépend de nos actes, de notre personnalité, de nos convictions, mais en AUCUN CAS des biens que nous possédons.

Se défaire du superflu pour revenir à l’essentiel

Tout a commencé avec la lecture de L’art de l’essentiel de Dominique Loreau. Je l’ai relu plusieurs fois depuis. Même si je trouve sa démarche un peu extrême (du genre une assiette et un verre par personne), ce livre m’a beaucoup marqué. Par la suite, j’ai lu d’autres livres traitant du même sujet, comme Zéro déchet de Béa Johnson ou La magie du rangement par Marie Kondo. C’est grâce à ces lectures inspirantes que j’ai commencé mon désencombrement et mon chemin vers l’essentiel.

Dis comme ça, j’ai l’air d’être rentrée dans une secte mais je vous assure que l’on peut vivre avec peu sans frustration ni privation. Cet essentiel n’est évidemment pas le même pour tous. C’est d’ailleurs le principe même du minimalisme : vivre avec un minimum de choses mais que chaque chose vous soit vraiment utile. Par exemple certaines personnes ne pourront pas se passer de leur yaourtière, alors que c’est superflu pour moi. Mais d’un autre côté, je possède des choses qui semblent inutiles à d’autre.

Depuis que nous avons désencombré la maison (et ce n’est pas fini) nous vivons dans un espace épuré, moins encombré, où chaque chose est à sa place. Enfin, sur ce dernier point, ça dépend des jours… Du coup notre intérieur peut sembler froid et impersonnel, mais il nous convient à nous.

 

S’offrir des souvenirs plutôt que des biens matériels

Notre démarche de désencombrement et de zéro déchet, nous a conduit à revoir notre façon de consommer. Aujourd’hui, nous privilégions, quand c’est possible, nos achats en magasin et d’occasion. C’est parfois un véritable casse-tête ! Il nous est arrivé de faire 5 ou 6 magasins pour chercher quelque chose que j’aurais pu commander en 2 clics sur internet. Malheureusement, cela nous fait dépenser du temps, de l’énergie et de l’essence. Et au final on ne trouve pas forcément ce que l’on veut…

Mais heureusement, cela arrive de moins en moins souvent puisque nous n’achetons presque plus rien, à part de la nourriture. Avant j’étais incapable de dépenser mon argent pour manger. Je trouvais ça incohérent de mettre autant d’argent dans quelque chose qui était consommé rapidement. Aujourd’hui, je ne vois plus du tout les choses de la même façon. Manger est essentiel pour l’Homme, alors autant se délecter des plaisirs terrestres ! Je prends maintenant plaisir à faire mes courses et cuisiner même si le repas ne dure que 20 min.

En fait, nos principales dépenses sont les sorties : cinéma, restaurants, vacances, musées… On s’achète de bons moments et on se fabrique des souvenirs. Attention, ça ne veut pas dire que nous ne passons de chouettes moments gratuits ! Mais nous en sommes venus à la conclusion que le bonheur n’est pas dans les objets, ou en tout cas n’est pas dans la possession et la propriété. Un livre a la même valeur s’il est acheté ou s’il est emprunté. La lecture sera la même ! Cependant, en l’empruntant, à la bibliothèque, vous ne produisez pas de déchet. En plus, vous n’encombrez pas votre maison avec un objet qui prendra la poussière.

 

Prendre son temps

« Je n’ai pas le temps » est l’excuse numéro 1 de ceux qui ne veulent pas changer les choses. Je me suis moi-même beaucoup servi de cette excuse. Du genre : j’ai pas le temps de cuisiner, j’ai pas le temps de trier mon armoire, j’ai pas le temps d’aller chercher le pain…

Prenons l’exemple de la préparation du repas (oui, ma vie tourne autour de la nourriture, vous l’aviez remarqué !). On pense souvent que cuisiner prend du temps et que cette activité nous empêche de faire autre chose. Mais de faire quoi d’autre exactement ? Aller regarder la télé ? Jouer sur l’ordinateur ? Le moment du repas est un moment de partage. Vous pouvez préparer à manger en famille / en couple, et ce moment devient alors un peu magique… C’est du temps passé ensemble, du temps partagé, de bons souvenirs. L’une des choses que je préfère quand je vais en week-end chez mes parents, c’est de passer du temps dans la cuisine avec ma mère. Je m’installe sur le tabouret et je blablate pendant qu’elle prépare sa tarte à la tomates ou sa salade de pommes de terre.

Trouver du temps

Il ne faut pas voir les corvées comme telles, mais plutôt comme des activités ludiques ou instructives. Ok, le ménage, c’est pas ouf comme activité. Mais un petit peu de ménange tous les jours vous évite de faire 3h de ménage le samedi matin. Avec tout ce temps gagné, vous pouvez en profiter pour lire un livre ou aller courir. En parlant de dormir, vous connaissez le miracle morning ? Ça consiste à se lever plus tôt que d’habituer pour profiter de la journée, méditer, lire ou écouter de la musique. C’est ultra tendance en ce moment mais ce principe est vieux comme le monde : l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt. Je ne le pratique pas vraiment mais je me lève toujours de bonne heure, jamais après 9h, même le week-end. Et c’est fou ce qu’on peut faire avec 2 ou 3h en plus chaque jour !

Tout ça pour dire que ne pas faire certaines choses, comme par exemple trier ses déchets, donner ou revendre des affaires superflues, faire à manger soi-même, par manque de temps n’est pas une excuse valable. Observez votre vie et vous verrez que vous avez du temps, il suffit de le trouver et de vouloir le trouver.

Être ou avoir ? Sans hésiter, je choisis de vivre plutôt que posséder, je choisis de prendre le temps plutôt que de courir après, je choisis d’être plutôt que d’avoir.

 

Et vous ? Comment faites-vous pour trouver le temps de vivre ?
Venez m’en parler en commentaires !


17 Comments

  1. Manon

    14/09/2016 at 09:32

    Article très intéressant ! J’aime beaucoup le principe de s’offrir des souvenirs plutôt que des objets, ça fait réfléchir. Ton article me fait penser à un article du magazine Flow qui parlait justement de ne garder que l’essentiel, avec une liste de 100 objets à garder, pour se concentrer sur l’essentiel.

    1. Sophie

      14/09/2016 at 09:37

      le problème de ce genre de liste, c’est qu’elles peuvent être frustrantes :/ mais ça peut aider quand on commence !

  2. Thifaine

    14/09/2016 at 11:53

    Depuis quelques mois, je m’interdis de dire « je n’ai pas le temps » mais plutôt « je ne prends pas le temps ». Je trouve ça beaucoup plus honnête ! Parce que souvent, c’est juste qu’on a la flemme, pas envie, etc. Chouette article en tout cas !

    1. Sophie

      15/09/2016 at 10:13

      et oui, on ne prend pas le temps pour beaucoup de choses ^^

  3. Gwen

    14/09/2016 at 13:35

    J’adore ton article ! Tu sais que je suis dans la même démarche, mais je crois que tu as avancé à) une vitesse plus rapide pour le désencombrement. J’ai commencé à lire la méthode Konmari, mais pas fini et du coup je n’ai pas commencé. C’était mon objectif de la semaine dernière comme j’étais en congés, mais je n’ai pas atteint. Mais je suis tout à fait d’accord sur l’être plutôt que l’avoir ! J’ai dû mal à faire comprendre ça à chéri qui ne veut pas se débarrasser de trucs…

    1. Sophie

      15/09/2016 at 10:19

      le tri c’est vraiment personnel, il doit faire son propre cheminement 🙂

  4. Kellya

    16/09/2016 at 20:15

    J’adore ton article et je suis d’accord sur toute la ligne! J’ai les meme lectures, et j’avance dans mon désencombrement petit à petit. Je découvre que j’ai le temps pour ce que je choisi de faire, par contre je me force à etre plus réaliste sur ce que je peux faire tout en continuant à y prendre du plaisir. Je pourrais poursuivre 3 hobbys À la fois, mais je me sentirais débordée. Donc je me concentre sur mon préféré, et les autres restent en attente!

    1. Sophie

      17/09/2016 at 15:35

      ah les hobbies c’est vraiment un casse-tête ! je sais pas pour toi mais en ce qui me concerne j’ai envie de tester plein de trucs, j’achete et finalement je fais jamais… faut que j’arrive à faire la différence entre ce que je trouve beau et ce que j’ai vraiment envie de faire ! j’essaie de me concentrer sur une seule chose 🙂

  5. Amélie

    20/09/2016 at 21:13

    Vraiment très puissant cet article !

    Je ne suis pas (encore) vegan mais végétarienne, et le changement de nos habitudes alimentaires nous entraîne dans une remise en question de l’ensemble de notre vie. Nous avons envie de choses simples, d’un retour aux fondamentaux et à nos valeurs qui se sont retrouvées avec le temps enfouies sous un tas de « paperasse/matérialisme/pasletemps/vie domestique »

    Le désencombrement de la maison semble vraiment une démarche intéressante et je crois qu’on devrait se pencher dessus avec mon mari.
    Notre point positif : avec 2 enfants, on a des « miracle morning » depuis 6 ans haha !!

    Encore merci pour ton article très inspirant…

    1. Sophie

      21/09/2016 at 09:20

      je suis contente que mon article te plaise et t’inspire ! A mon avis le désencombrement est une étape essentielle avant de commencer la démarche ZD et tout ce qui en découle 🙂

      1. Amélie

        21/09/2016 at 21:33

        Et bien écoute, je risque fort de désencombrer prochainement donc je te tiendrai au courant de nos avancées. Et pour le Zéro Déchet, bravo !

  6. Moe

    22/09/2016 at 09:40

    Très bel article qui m’a permis de découvrir ton joli blog. Je vais m’empresser de le lire 🙂
    Comme tu dis, ne pas avoir le temps est une excuse universelle. Même si on n’est pas parfait, qu’on a le droit à la paresse, à la fainéantise, il est important d’être ce que l’on voudrait être. Par exemple, je n’aime pas acheter des produits tout faits, mais parfois, quand je rentre tard après une grosse journée, il m’arrive d’acheter une pizza surgelée car je suis vraiment fatiguée ! Mais au quotidien, je fais le max pour m’organiser, je vais au marché le dimanche pour avoir de bons légumes toute la semaine et je fais la cuisine avec mon chéri. Bref, ce qui est important, c’est de trouver un équilibre et d’aller à l’essentiel. Et cette notion, comme tu l’as très bien dit, et très intime et personnelle. Il n’y a donc pas de jugement à avoir. Au plaisir de te lire bientôt 🙂

    1. Sophie

      22/09/2016 at 09:59

      on a tous nos petits moments de flemmardise mais l’essentiel c’est de garder le cap ! à très vite 🙂

  7. Athena

    26/04/2017 at 12:16

    J’ai adoré ton article ! S’offrir des souvenirs et non des objets, c’est très inspirant ! Je suis infirmière et les personnes âgées ne me parle jamais de la belle vaisselle qu’ils se sont achetée ou du nouveau canapé dans le salon. Ils me parlent des petits enfant, de la fois ou ils ont voyagés avec leur famille. ils parlent aussi beaucoup de leur savoir faire, le dernier pull tricoté ou la rhubarbe du jardin. Ce sont de vrais souvenir ancrés ! Pour ma pars j’ai rendu la box télévision (et en plus je paye moins cher )

    1. Sophie

      26/04/2017 at 15:06

      Merci beaucoup 🙂 à la maison on n’a pas encore sauté le pas d’arrêter la tv même si on ne la regarde plus vraiment… c’est notre prochaine étape !

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