Etre végane dans une société carniste

18/07/2017

Vous le savez, sur ce blog je vous dis tout. C’est d’ailleurs cette envie de partager mes réussites, mes échecs, mes doutes et mes réflexions qui m’a conduite à ouvrir un site. Une sorte de journal de bord de mes aventures écolo-végétaliennes. Ces dernières semaines, j’ai beaucoup réfléchi à mon statut de « végane ». Vous et moi, faut qu’on parle.

Cela fait un peu plus d’un an que je suis végane. Pour être tout à fait exacte, cela fait une année que je me revendique végane. J’entends d’ici les sirènes hurlantes de la police végane. Je n’ai que quelques minutes avant que le groupe d’intervention des carottes enragées ne déboule chez moi.

 

Mon assiette et moi

Avant d’aller plus loin, je vais vous faire un petit récap de ma transition vers le végétalisme. En 2014 je suis devenue végétarienne du jour au lendemain après avoir vu et lu des documentaires sur l’exploitation animale. Je suis rentrée un soir à la maison et j’ai annoncé à mes parents (médusés) que je ne mangerai plus jamais au grand jamais de la viande. Au bout de quelques mois cependant, j’ai basculé vers le flexitarisme. C’est une appellation que s’attribuent les semi-végétariens pour se donner bonne conscience. En clair, c’est du végétarisme à temps partiel. Un coup je mange de la viande, un coup je n’en mange pas. Puis, en 2016, j’ai effectué un virage à 180° pour devenir végétalienne (et par extension végane). Je vous en parlais dans un article sobrement intitulé « Au secours je suis végane« .

 

Quand la nourriture devient vraiment un problème : l’anorexie

Je vais remonter encore plus loin pour que vous compreniez bien ma relation avec la nourriture. A l’adolescence, j’ai souffert d’anorexie et de boulimie. J’alternais des phases où je bouffais littéralement tout et n’importe quoi, et des phases où je m’affamais volontairement. Encore aujourd’hui, je dois faire attention à ne pas descendre sous la barre des 50 kilos. Je m’alimente à nouveau correctement, même si je suis toujours trop maigre pour ma grand-mère (mais je crois que c’est typique des grand-mères que trouver leur petite-fille trop maigre). J’ai appris à ne pas faire confiance au reflet que me renvoie le miroir, mais plutôt à me fier à mon entourage. 

La nourriture et moi, c’est un peu « je t’aime moi non plus ». Ajoutez à cela un obsession du rangement, du contrôle, de la logique et de l’organisation, et vous obtenez un cocktail détonnant. 

 

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Je ne vis pas sereinement mon végétalisme

Quand j’ai commencé à me revendiquer végétarienne puis végétalienne, je me suis mise moi-même dans une case. Je ne me suis pas laissée le temps d’apprivoiser ce nouveau mode de vie. En fait, je me le suis imposé à moi-même et à mon entourage. Aujourd’hui, je me sens prisonnière de cette case. Il est extrêmement difficile de sortir d’une case, a fortiori celle que vous avez vous-même créée. En clair, je me sens coincée dans mon véganisme et je ne suis pas heureuse avec mon assiette. Cependant, le simple fait d’imaginer redevenir végétarienne, voire carniste, me remplie de honte et de culpabilité. D’une part parce que ce serai l’aveu flagrant d’un échec, et d’autre part parce que serait incohérent avec mes convictions et ma logique (le besoin vicéral de contrôle, vous vous rappelez ?).

J’admire et j’envie les véganes heureux, ceux qui vivent leur véganisme avec une apparente facilité. Ophélie, Natasha, Gwendoline ou encore Aurélia semblent toutes épanouies. Et que dire que Jihem Doe, Gurren Végan, Sebastien Kardinal et Laura Vegan Power ? Ces noms ne vous disent peut-être rien mais pour moi ce sont des modèles, des exemples à suivre. Quand on les écoute, quand on les lit, le végétalisme semble tellement simple et naturel. Ce n’est pas le cas pour moi.

 

[clickToTweet tweet= »Quand les convictions et la volonté se percutent #veganisme #coeurouvert » quote= »Je vous parle à coeur ouvert de mon rapport avec la nourriture »]

 

Convictions et volonté

Entendez-nous bien : même si j’ai parfois du mal à répondre à la question « pourquoi es-tu végane », je n’ai aucun doute sur mes convictions profondes. Je suis, et je reste persuadée du bien fondé de cette démarche. Je suis convaincue qu’il est immoral et injuste d’exploiter, torturer et tuer des animaux pour manger, nous vêtir, nous soigner et nous divertir. Je vous en parlais récemment à propos du livre Planète végane, mes convictions sont intactes. Quoique pour être totalement honnête, certains aspects du véganisme me touchent plus que d’autres. Alors que je boycotte farouchement les divertissements et la fabrication de vêtements incluant l’exploitation des animaux, les cosmétiques me posent étrangement moins de problèmes moraux. Même si je trouve ça abominable ce que l’on fait subir aux animaux, je n’ai pas le réflexe ou la patience de vérifier chaque produit de beauté. J’ai honte de l’avouer mais je suis végane un peu quand ça m’arrange (ah j’entends la police végane qui commence à défoncer ma porte d’entrée).

 

La difficulté d’appréhender l’ampleur du massacre

Cependant je voudrais aussi évoquer les milliards d’animaux tués chaque année. Qui peut vraiment visualiser et se représenter une telle chose ? C’est comme les victimes de la guerre ou des attentats. Une photo, un témoignage peut nous marquer, nous émouvoir. Mais la masse des victimes est difficilement concevable. Ce n’est pas pour rien que les transports de bêtes, les élevages et les abattoirs sont dissimulés à notre regard. Il faut une force morale incroyable et les nerfs bien accrochés pour appréhender cette réalité, pour réussir à changer ses habitudes et à vaincre ses certitudes sur la simple pensée de ces victimes. Malheureusement, je ne suis pas certaine d’y arriver. Parfois, ça me semble trop loin et trop abstrait pour que je parvienne à m’y raccrocher.

 

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Végétalisme et relations sociales

J’adore la nourriture végétalienne. J’aime cuisiner et manger végétalien… à la maison. Dans le cocon protecteur de mon foyer, je mange sans problème mes plats sans produits animaux. Le fromage, la viande ou les oeufs ne me manquent pas au quotidien. J’ai de nombreux livres de cuisine et des tonnes d’idées de repas. J’ai d’ailleurs partagé quelques recettes avec vous sur le blog. 

Mais mon problème, c’est d’être végane en dehors de chez moi. J’ai changé mes habitudes alimentaires du jour au lendemain, peut-être trop brutalement. Au début, je comptabilisais des « joker » quand je faisais un écart et je culpabilisais à mort de chaque entorse à la règle. Et quand vous lisez des textes, soit-disant fondateurs du véganisme, qui disent que ceux qui mangent des animaux sont des charognards dénués de sensibilité, qu’ils n’ont pas de coeur, sont des cons, des hyprocrites et j’en passe, ça n’aide pas vraiment.

L’autre jour je suis tombée sur la fameuse citation de Lamartine « on n’a pas un coeur pour les humains et un autre pour les animaux, on a un coeur ou on n’en a pas », franchement ça te met une bonne claque dans la tronche. Je trouve ça réducteur de résumer les choses ainsi. Je pense pas qu’il y ait d’un côté les gentils véganes et de l’autres les méchants carnistes. Je ne pense pas que le véganisme soit seulement une affaire de volonté (auquel cas je manque cruellement de volonté et ça n’améliore pas mon estime de moi cette histoire).

 

La seule végane de la famille

Ces dernières semaines c’est devenu de plus en plus compliqué pour moi d’assumer mes choix et mon mode de vie. J’ai fait de plus en plus d’écarts. Il faut que vous sachiez que je suis la seule végane de ma famille et de ma belle-famille. Aucun de mes amis n’est végane. Il y a bien  deux végétariennes dans mon entourage (dont ma mère) et certaines personnes ont diminué leur consommation de viande mais aucune qui partage à 100% mes convictions.  Je ne vais pas vous mentir : je vis très mal cette situation. C’est dur pour moi d’assister à des repas de famille ou de sortir car je vais devoir manger à la même table que des carnistes. Tout d’abord, cela me fait de la peine de voir les produits animaux. Et surtout, cela me pèse de manger différemment.

 

Les repas de famille

Il est impensable actuellement que ma famille ou ma belle-famille fasse un repas entièrement végétalien parce que je suis invitée. Quand j’ai posé la question, on m’a répondu que :

  1.  je ne dois pas imposer mon régime alimentaire aux gens qui m’invitent car eux ils veulent manger ce dont ils ont envie
  2. ils font un « effort » pour manger végétalien quand ils sont chez moi donc je dois m’adapter à leur façon de manger quand je suis chez eux
  3. si je veux qu’on me fasse à manger végétalien, pourquoi est-ce que moi je ne cuisine pas de la viande quand ils viennent chez moi ?

 

Imaginez quelques minutes ce que ça fait de toujours manger autre chose que les autres, parfois une assiette préparée exprès, mais bien souvent vous devez amener votre nourriture. Combien de minutes solitaires j’ai passée seule face au micro-onde dans une cuisine qui n’est pas la mienne… Même quand l’ambiance est bonne, je me sens à part et exclue. Attention, ce ne sont pas les personnes qui m’excluent et tout le monde est adorable avec moi, mais je ne profite pas de ces moments « comme avant ». Les plats proposés me mettent dans un état très difficile à décrire : c’est une sorte d’attrait, de nostalgie, de dégoût, de répulsion et de tristesse. Tout cela fait que j’ai de moins en moins envie d’accepter les invitations.

 

Les sorties au restaurant

A Paris, on trouve assez facilement des restaurants véganes ou au moins avec des options végétariennes. En Province, ce n’est pas aussi simple. Quand on sort en amoureux ou entre amis, c’est une tannée de trouver un restaurant et le choix sur la carte reste très limité pour moi. Récemment, nous sommes allés en bord de mer avec mon copain. En résumé, soit on choisissait un restaurant de poisson (où j’avais très peu de chance de trouver quelque chose à manger), soit on trouvait un restau « cuisine du monde » ou une pizzeria (mais il devait renoncer au plateau de fruits de mer qui lui faisait envie). Dans les deux cas, l’un de nous deux serait déçu !

Alors oui, on peut appeler le restau avant, on peut demander uniquement des entrées ou un assortiment de légumes. Oui, c’est possible de manger végétalien au restaurant mais moi je ne trouve pas cela confortable, ni pratique, ni facile. Et une fois de plus le moment est un peu gâché par ces difficultés. Sans compter que lorsqu’on sort en groupe, je lorgne sur les assiettes des autres convives… Et je ne vous raconte pas toutes les fois où on devait trouver rapidement à manger (par exemple à 18h45 alors que le TGV part à 19h04) et qu’il n’y a aucun sandwich sans viande ni fromage dans la boulangerie de la gare… 

 

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Revenir dans la Matrice ?

J’utilise souvent la métaphore de la Matrice des films Matrix pour expliquer le véganisme : nous avons eu une sorte de révélation, nous avons pris la pilule rouge et nous sommes sortis du monde illusoire dans lequel nous avons grandis et où les autres personnes sont encore coincés. Et bien parfois, j’aimerais revenir dans la Matrice. J’aimerais ne plus savoir tout ce que je sais. Retrouver l’ignorance et l’insouciance parce que ce fardeau est trop lourd pour moi.

J’en ai discuté avec une amie qui m’a très justement dit :

le fond du problème n’est pas que ça te manque de manger de l’animal, c’est que ce n’est pas simple d’être différente dans une société avec des habitudes de consommation qui ne sont pas les tiennes.

Et dans un sens, elle a raison. Oui il m’arrive d’avoir envie de fromage ou de viande, mais en fait je suis surtout fatiguée de manger différemment. Je ne pensais pas dire ça un jour mais la conformité me manque. Vais-je rebasculer vers le végétarisme ou le flexitarisme ? Je ne sais pas. Quelque part, au fond de moi, je n’ai jamais été vraiment sûre de mon choix. Contrairement à d’autres véganes, je n’ai jamais senti le besoin de me faire tatouer mon attachement à la condition animale. Je ne suis même pas une amoureuse des animaux (paradoxalement, mes convictions sont plus rationnelles qu’émotionnelles, d’où peut-être mes difficultés à les tenir). Et pourtant tatouer ne me fait pas peur. Je sentais toutefois confusément que cet acte irréversible scellait de façon irrémédiable un choix qui pouvait n’être qu’éphémère. Je n’ai pas envie de remanger comme avant, je n’ai surtout pas envie de donner raison à ceux qui ont dit et pensé que mon véganisme n’était qu’une lubie ou une passade, mais j’aimerais retrouver un peu de sérénité d’une façon ou d’une autre. Je ne suis pas invincible. Je suis faillible. Je suis faible. Je suis humaine.

 

P.S. :  Oui, je sais, de quelle sérénité puis-je parler quand des milliards d’être vivants se font massacrer… Si vous voulez poster un commentaire pour me dire que mes sentiments, mes excuses et mes émotions de pauvre petite chose fragile ne sont rien comparés à la souffrance des animaux ou que chaque écart enlève une vie, merci de vous abstenir. Je n’ai pas besoin de ça.

53 Comments

  1. sway

    18/07/2017 at 19:43

    Bonjour Sophie,

    je suis Emilie est je suis végétarienne depuis 10 ans maintenant et j’ai décidé depuis un an de devenir végétalienne, cette évolution tout simplement par soucie de cohérence. Je ne souhaite pas contribuer au massacre. Maintenant en effet faire ce choix peut crée des difficultés au niveau social, mais j’ai fait ce choix en conscience dans un but d’être cohérente avec moi même. je ne serrais pas capable de tuer un animal donc je n’en mange pas et je pourrais jamais forcer un animal a produire juste pour que je puisse varier ma nourriture. Je pense que comme tous les choix que l’on peux faire dans notre vie, il faut connaitre les vrais raisons qui nous ont poussé à décider et ensuite les assumer. Quand t’as des moments de doute pose toi la question de pourquoi tu fait ça? et je pense que tôt ou tard tu rencontrera des personnes comme toi et tu pourras ainsi être plus facilement en accords avec tes choix. Maintenant si tu as eu cette prise de conscience je pense que tu le sais déjà mais un retour en arrière te rendra surement malheureuse. Je pense que tu es une personne soucieuse et qui demande a faire des choses qui ont du sens tous le monde n’en ai pas la, cela n’est pas simple et en grande partie a cause de la marginalisation que cela peut crée.
    Concernant les cases les autres aiment y rentrer ça rassure certainement, chacun son fonctionnement, tu es libre de faire ce que tu veux, fais ce qui te rend heureuse..
    Les repas chez les amis je m’apporte mon repas à moins qu’ils ai envie de me préparer quelque chose aussi non c’est comme ça depuis toujours. Quand ils viennent chez moi ils mangent vege aussi non ils amènent leur repas (ce qui ne m’est jamais arrivée mais cela ne me dérangerai pas chacun ces principes de vie)
    Quand ont me demande pourquoi je suis vege je répond la vérité tranquillement et ensuite je demande pourquoi ils mangent de la viande? Mon choix a été mûrement réfléchit, le leur très rarement..
    Tu sais il y a des endroits, (des groupes d’amis ..)où le marginal c’est le carniste à toi de les trouver..
    Mais n’oubli pas que même si tu ne côtoies apparemment personne partageant tes idées tu es sur une route salutaire ne lâche pas l’affaire et respecte toi.. Bonne route

    1. Sophie

      18/07/2017 at 20:12

      Salut Emilie 🙂 je suis passée au végétalisme moi aussi par soucis de cohérence mais je n’imaginais pas que ce serait aussi compliqué. Quand j’étais végétarienne, je disais que je ne serai jamais végane parce que ce serait un enfer au quotidien. Finalement j’ai sauté le pas mais c’est aussi compliqué que je le craignais (en tous cas pour moi, je sais que pour d’autres c’est facile). Quand je doute ou que j’ai envie de manger des POA, j’ai beau penser à mes raisons et mes convictions, ça ne suffit pas toujours. Je ne suis peut-être pas aussi sensible à la cause ou aussi forte que je le croyais, je ne sais pas. J’ai vraiment du mal à supporter la marginalisation que cela provoque et je me sens démunie dans ce monde carniste et violent. Comme pour l’écologie, j’ai l’impression que la montagne est trop haute à gravir ! Si en zéro déchet on accepte que chacun fasse sa part et de son mieux, pourquoi dans le milieu végane il n’en est pas de même ? On dirait que c’est tout noir ou tout blanc (mais peut-être que je n’ai pas rencontré les bonnes personnes…). En tous merci pour ton commentaire et tes conseils 🙂

      1. sway

        18/07/2017 at 23:10

        Tout n’est pas noir ou blanc je pense que tu pourrais tout simplement faire ce dont tu as la force et l’envie de faire ne t’enferme pas dans quelque chose qui ne te correspond pas c’est tout… fais de ton mieux et évite de te torturer
        si tu as entrepris le zéro déchet le végétalisme ect… tout en m^me temps cela prend énormément d’énergie pour tout mettre en place, moi je fais étape par Etape en me pardonnant de ne pas être parfaite a tous les niveaux si je peux me permettre je te conseil de ne pas être aussi dure avec toi m^me
        et si tu as besoin de justifier ton choix dit tout simplement que tu fais de ton mieux pour minimiser ton impact négatif sur le monde
        😉

  2. PinUp Moderne

    18/07/2017 at 20:45

    Je te comprends. Perso je suis flexi sociale, c’est à dire que je ne mange pas de viande chez moi et pas chez les autres si je peux l’éviter MAIS j’en mange si c’est trop compliqué/mal perçu. Après j’ai de la chance, les gens ne se sont jamais plaint de ne pas manger de viande chez moi, au contraire, ils aiment découvrir des alternatives. Après qd je reçois, je cuisine des « valeurs sûres » dont je sais qu’elles sont toujours un succès.

    1. Sophie

      18/07/2017 at 23:06

      merci pour ton commentaire 🙂 généralement j’arrive à satisfaire mes invités heureusement ^^ j’ai même réussi à en bluffer certains !

  3. Lili

    18/07/2017 at 21:24

    Bonjour Sophie,

    Je t’écris ce petit commentaire pour te soutenir, te dire que je suis dans le même cas que toi. Vgr à tendance vgl, j’ai énormément de mal à le vivre au quotidien car mon mari est un carniste convaincu et je suis la seule dans ma famille, même élargie. Quand on sort, comme tu le disais, c’est forcément « cuisines du monde » et ça restreint grandement le choix des restos. En fonction d’où tu te trouves, ça peut être très pénible. Hormis le passage sur l’anorexie, ton article, j’aurais pu l’écrire (sauf que ma mère à moi n’est pas végétarienne et ne veut pas entendre parler de la souffrance animale, elle refuse de savoir ce qui se passe derrière son assiette, se fâchant dès que j’évoque ce thème). Récemment j’ai changé de région et ça, c’est aussi une difficulté supplémentaire. Dans le Sud où je vivais jusqu’ici, les légumes ont un beau rôle dans l’équilibre alimentaire… ce qui n’est pas le cas dans ma nouvelle région.
    Je suis également très écolo, limite au max mes déchets et fais attention à la provenance de mes produits (que ce soit provenance géographique ou animale). Je me sens donc aussi très souvent le mouton noir parce que concrètement, on n’est pas super nombreux à faire gaffe à tout ça. Sur les réseaux sociaux on se retrouve, mais dans la « vraie vie », c’est une autre histoire. C’est souvent très difficile d’être en décalage avec les autres, c’est vrai. J’ai souvent la nostalgie de l’époque où je mangeais « comme tout le monde », sans me soucier, ni même me douter, de ce qu’il y avait derrière la charcuterie qui accompagnait ma raclette. Bref, tout ça pour dire que tu n’es pas seule, que je te comprends parfaitement mais si tu es en accord avec ta conscience, c’est déjà vraiment énorme.

    1. Sophie

      18/07/2017 at 23:12

      Bonsoir Lili 🙂 moi aussi j’ai la nostalgie d’avant 2014, quand je ne savais rien ! mais je sais que ce ne serait pas forcément la bonne solution d’y revenir. Il faut essayer de faire au mieux avec ce que l’on sait désormais, même si ce n’est pas toujours facile.

  4. Héloïse Caillard

    18/07/2017 at 21:44

    Coucou Sophie, merci beaucoup pour ton témoignage que je trouve touchant!
    Pour ma part, je suis devenue végétarienne une semaine avant la naissance de mon fils, il y a 3 ans et deux mois plus tard, végétalienne. Je suis la seule de ma famille et de mon entourage également à avoir adopté ce mode d’alimentation. La première année, je faisais un peu comme toi, je comptabilisais mes écarts et je m’auto-flagellais… Puis, j’ai décidé de lâcher prise et je me suis rendue compte que, de cette manière, je vivais mieux mon végétalisme et… que je faisais moins d’écarts. Suis-je parfaite pour autant aujourd’hui? Non, il m’arrive occasionnellement encore d’en faire (même si c’est de plus en plus rare). Mais je décide d’être bienveillante envers moi-même et je pense que tu devrais être bienveillante envers toi-même également. Tes convictions sont là et c’est déjà un grand pas! Ecoute-toi, écoute ton corps et si cela signifie varier ton alimentation quand tu en ressens vraiment l’envie, alors sois douce avec toi-même 🙂 L’important, c’est déjà d’être prêt à faire des efforts si on s’en sent capable. Chaque petit geste compte. Je pense que les mentalités ont encore beaucoup de progrès à faire et je comprends que tu te sentes un peu seule!
    Pour ma part, quand je suis invitée, j’aime amener mon repas et je fais de mon mieux pour faire un plat que je sais que je vais vraiment aimer et impressionner les autres, pour titiller leur curiosité^^
    Ne t’occupe pas du regard ou des critiques, ce qui compte, c’est que toi tu réussisses à trouver un juste milieu qui te convienne 😉
    Bon courage!
    Bisous

    1. Sophie

      18/07/2017 at 23:20

      Coucou Héloïse 🙂 c’est intéressant ce que tu dis sur les écarts, après tout l’interdit est toujours très tendant, si je me débarrasse de cette « pression » inutile je serai peut-être plus sereine ! Et puis j’ai toujours vu le fait d’amener mon repas comme une contrainte alors que ça pourrait être un atout… merci pour tes conseils plein de bon sens, je vais essayer de les appliquer. Bisous

  5. Parenthèse Citron

    18/07/2017 at 21:53

    En France et dans de nombreux pays il est en effet difficile de se nourrir à l’extérieur, d’un point de vue simplement logistique : où trouver des possibilités de nourriture végane, dans des villes où déjà en tant que végétarienne les solutions non-carnistes sont : la tortilla et les pintxos (tapas) au fromage (bon ok, les croquettes aux champignons et les patatas bravas, aussi, mais je ne me vois pas manger ça tout le temps). Et là je ne parle pas du poids du regard des autres… Bilan, je suis végétalienne chez moi (parfois tentée par du fromage à cause de mon chéri qui cuisine les 3/4 du temps, mais quand il est en conférence à l’étranger je n’y pense même pas), et végétarienne à l’extérieur, par comodité. A Londres et en Suisse par contre j’ai pu constater qu’être végétalien ne pose aucun souci, je rêve de la même chose en France (mais ça bouge petit à petit car le nombre de végéta*iens augmente chaque année).

    Par contre ne suis pas végane (notamment parce que le daim est malheureusement tout ce que mes pieds compliqués supportent et que je n’ai pas éradiqué la laine / le cuir / le daim encore tout à fait), mais j’en partage les 3/4 des idéaux. Et même si je l’étais (végane), je n’irais pas le crier sur les toits en fait, car ça me paraît pour le moment trop compliqué à assumer dans une société qui passe son temps à pointer du doigt la différence au lieu de l’accepter, et aussi parce que j’ai un peu de mal avec les véganes extrémistes et que c’est un peu l’image globale qu’en ont la majorité des gens, pas forcément toujours à tort. Pour de nombreux véganes, si tu es « seulement » végétarien, ça ne sert à rien (tu es critiqué au lieu d’être encouragé)… J’ai constaté beaucoup ça, même chez une connaissance que je croyais plus tolérante et qui en devenant végane s’est mise à clasher tout le monde, oubliant qu’elle aussi un jour a mangé de la viande, été au zoo et porté du cuir… J’espère pouvoir dire dans quelques années que cela concerne une minorité de véganes, mais comme ce ne sont peut-être pas toujours les plus intelligents qui s’expriment, pour l’instant ça me donne envie de tout sauf de le devenir =)

    1. Sophie

      18/07/2017 at 23:23

      Je me dis souvent que « revendiquer » de façon aussi ostentatoire mon véganisme n’était pas la meilleure idée mais maintenant il faut faire avec ^^ ou alors il ne me reste plus qu’à déménager 😀

  6. Aude

    19/07/2017 at 00:10

    Bonjour,
    Je ne te connais pas et je ne laisse jamais de commentaire nul part, je suis typiquement le genre de lectrice «anonyme» d’internet, qui ne suis pas de blog en particulier mais qui en regarde de temps en temps sans jamais laisser de com ou autre… et pourtant ce soir ton article m’a touchée.
    Je viens de passer un weekend en compagnie de carniste et ca a ete ultra compliqué alors je te comprends. Pour faire court je ne suis pas vegane, je ne suis vegetarienne assumée depuis un an, on mange vegetalien a la maison mais en dehors je mange vegetarien. Meme si jai conscience du fait quetre vegetarien tue jai décidé de me mettre dans une voie a ma hauteur. Dans un cadre qui ne me ferais pas souffrir, dans le quel je me sentirais bien. Car penser aux animaux cest important mais on doit aussi penser a sa propre santé. Et quand on a des trouble du comportement alimentaire il est important de se creer des endroits safe et de faire son maximum. Tu dois avant tout prendre soin de toi et penser a toi.
    Tu peux militer pour la cause, ce que je fais (je sais cest paradoxal mais quand les gens me disent «toi ca va mais je comprends pas les veganes qui petent des plombs» ben je prends le temps de leur expliquer que si, ca se comprend pour moult raisons) mais faire des choses a ton rythme et en te PROTEGEANT. Tu peux etre vegetarienne et tendre au vegetalisme, faire une transition en douceur.
    Personnelement jai agis comme cela et rien ne me manque. Car je me suis toujours dis «si jai envie dun bout de saucisson sur la table ben je le prendrais» et je lai dis autour de moi. Et le fait de le dire et de se revendiquer le moins possible quoique ce soit nous permet une liberté qui du coup hote l’envie coupable. Oui en un an jai deja remanger de la viande(2x). Et je ne vois pas ca comme «une crise» ou bien un «craquage». Je me concentre plutot sur combien de temps je nen ai pas mangé et sur mes envies. Et quand jai regouté jai trouvé ca moins bon qu’avant. Mais si un jour jai encore envie ben j’en remangerai… ne rien m’interdire fait que si je n’en mange pas cest UNIQUEMENT PAR CHOIX. Cest pas interdit de manger de la viande. Cest juste que je nen ai pas envie… cette nuance fais toute la difference et hote un grand mal etre a mon avis..
    Fais les choses a ta facon… de facon secrete sil le faut pour avoir la paix. Et quand tu seras bien la tu en parlera si tu le souhaite mais arrete de te torturer et fais toi du bien… prends soin de toi en restant vegane ou pas, mais pense aussi a ta survie…

    Je rappel aux detracteurs qu’on meurt aussi des troubles du comportement alimentaire ainsi que des depressions…

    Dsl pour le pavé bonne nuit a tous 🙂

    1. Sophie

      19/07/2017 at 15:02

      Merci pour ton message et tes conseils Aude 🙂

  7. Bijou

    19/07/2017 at 00:27

    Je ne suis pas vegan, justement parce que c’est compliqué. Je mange vegan chez moi, mais en dehors, je mange « socialement » des laitages. (Par contre pas de viande/poisson)
    Le plus difficile dans le veganisme c’est le contrôle total sur tous les actes quotidiens ( acheter/manger/cuisiner/sortir/se maquiller etc….) Surtout quand on manque de moyens financiers ou qu’on habite un bled paumé et qu’on vit dans cette société de consommation.
    Au départ ce que pensaient les gens me posait problème, ils peuvent souvent être agressifs je trouve, sûrement parce qu’il se sentent coupables ou jugés. Aujourd’hui je réfléchis autrement.
    Quand j’étais jeune, tous mes amis fumaient, cigarettes et cannabis. Moi non. J’ai ressentit à cette époque le même jugement sur ma différence d’avec le groupe… Pour autant je n’ai pas craqué.
    Aujourd’hui je suis différente mais en accord avec moi même.
    Je pense que si tu te mets trop de pression pour être une parfaite vegan, alors c’est voué à l’échec. Je pense qu’il vaut mieux en faire un peu moins mais réfléchir ses choix plutôt que de vouloir tout faire et craquer.
    Et petit à petit quand chaque étape franchie est devenue facile à gérer, alors passe à l’étape suivante. Le but n’est pas l’arrivée, mais le chemin.

    Biz

    1. Sophie

      19/07/2017 at 15:03

      Merci pour ton message Bijou 🙂 j’aime beaucoup cette idée que le chemin est plus important que l’arrivée, je vais méditer là-dessus ^^

  8. Véronique

    19/07/2017 at 03:36

    Je suis végétalienne depuis bientôt 3 ans, et moi aussi je suis la seule dans mon entourage. Cela a été le résultat de beaucoup de lectures, et de réflexion. Pour moi cela c’est fait naturellement car je ne mangeais déjà presque plus de laitage et de viande, et j’ai fait cela pour des raisons de santé. Mais je n’étais pas (et toujours pas d’ailleurs 😉 ) la ‘Parfaite végétalienne’.

    Je m’explique : j’ai été capable de couper les produits animaux du jour au lendemain, sauf le fromage … ça m’a pris des mois pour ne plus en acheter du tout, j’y suis allée par étape. Et si aujourd’hui je n’ai plus aucun POA à la maison, quand je sort avec des amis, lorsque je suis invitée ou que je voyage, je mange végétarien si aucune option végétalienne n’es possible.
    Certains diront que je ne suis pas une ‘vrai végétalienne’ , moi je préfère me dire que je fait ce qui me convient le mieux dans une société à l’opposé de mes choix. Et je profite de cette flexibilité pour montrer à mon entourage que tous les végétaliens ne sont pas des extrémistes, et les discutions sont alors plus ouvertes. J’ai déjà converti une collègue de travail de la sorte 😉

    Une des choses que j’ai apprise dans mon cheminement c’est que rien n’est parfait dans la vie et qu’on peut juste faire de notre mieux.
    Mon conseil : fait ce qui TE permet d’être à l’aise avec toi même, que tu soit chez toi ou avec ta famille & tes amis. Sort de la case que tu t’es imposée et profite de ton végéta*isme, qui sait tu va peut être trouver un second souffle en t’offrant cette liberté. Et si certaines personnes te font des commentaires tu peux leur expliquer que tu cherche le juste équilibre entre tes convictions et les leur, et que tu veux profiter des moments que tu partage avec eux, tout simplement. (ou rappelle leur le jour ou ils ont juré qu’ils ne boiraient/mangeraient/regarderaient .. plus jamais X, mais qui 3 mois plus tard recommencent)

    Bonne chance dans tes réflexions, et continu à chercher ce qui te rend heureuse 🙂

    1. Sophie

      19/07/2017 at 15:06

      Merci beaucoup pour tes conseils Véronique 🙂 moi aussi j’ai eu du mal à arrêter le fromage et ça me manque encore beaucoup ^^

  9. Rory

    19/07/2017 at 08:38

    L’important c’est de faire de son mieux, nul n’est parfait 🙂
    Signé : une vegane heureuse

  10. Aurore

    19/07/2017 at 11:29

    J’ai l’impression que tu t’es imposé un régime végane plus par besoin de t’imposer des contraintes et une rigueur que par conviction pure. Ça cache probablement des choses bien plus profondes, ce n’est pas une question de nourriture.
    Parce que sinon, je n’ai qu’un conseil à te donner, c’est de manger en accord avec toi même, même si c’est de la viande. Personnellement je ne mange aucune viande, je n’en ai jamais mangé, et je ressens des choses de plus en plus désagréables en mangeant poissons et produits à base de lait animal, mais je ne me culpabiliserai pas, je vais m’écouter et voir ce que je dois faire pour être en accord ac moi .. ça peut prendre du temps !
    Belle journée, et sois douce avec toi même !

    1. Sophie

      19/07/2017 at 15:09

      Je n’avais jamais vu cela sous cet angle (le fait de s’imposer des choses) mais c’est intéressant, je vais y réfléchir 🙂

      1. Nat

        20/07/2017 at 23:31

        C’est un peu ce que j’allais dire ! Ne sois pas trop dure avec toi-même, le changement prend du temps :o)

  11. Gwenn

    19/07/2017 at 14:46

    Pas évident oui. Et je me demande même si ça l’est tant que ça pour ceux/celles qui disent le vivre facilement? Peut-être que c’est facilité pour eux, pour des raisons qui leur sont propres? Par exemple, quelqu’un de relativement solitaire aura moins de mal avec les difficultés sociales que ça pose. Beaucoup se communautarisent d’ailleurs, ce qui simplifient beaucoup de choses au quotidien.
    Dans tous les domaines, quand quelqu’un dit « C’est facile » je pense toujours « pour toi ». Quelque chose de très évident pour moi ne le sera pas pour l’autre, et inversement.
    Je pense sérieusement que certain(e)s ont un profil végétarien, végétalien ou végan. Et que c’est ceux-là qui arriveront à tenir sur la longueur sans se poser plus de questions. Pour les autres, c’est plus compliqué, ça demande plus d’efforts.

    Bref, je peux te partager le témoignage de mon copain qui a rencontré les mêmes difficultés que toi, et d’autres. Je l’avais déjà raconté à un ami, je te le copie-colle :

    Ce revirement n’est pas si étrange que ça, comme il le dit : quand on est capable de se remettre en question dans un sens, on est aussi capable de le faire dans l’autre sens.

    En fait il l’expliquait comme ça : il a eu une prise de conscience liée à des convictions profondes oui, donc il a écouté les végans qui disaient que c’était facile et faisable pour tout le monde, il a testé. Et il s’est rendu à l’évidence que ça ne l’était pas pour lui pour plusieurs raisons :

    – Socialement : plus de sorties (restaus mais même camping, pic-nique ou n’importe quelle situation qui demande à pouvoir s’adapter niveau bouffe, à acheter un bout de pain et de fromage par exemple histoire de se nourrir), des repas compliqués à préparer lui-même quand il était invité (j’ai même dû lui cuisiner un menu complet jusqu’à 3h du mat’ une fois pour qu’il puisse avoir un repas présentable au mariage de sa sœur), des conditions chiantes à poser à son entourage, etc. Déjà que la vie sociale était compliquée pour lui, là ça en ajoutait une bonne couche. Le choix de ne voir personne était plus simple que le choix de les voir dans ces conditions : ça le menait à l’isolement. Et il ne supporte pas d’être le centre de l’attention, il n’aime pas se faire remarquer, ce qui est impossible quand on a un régime alimentaire différent des autres quel qu’il soit.

    – Plaisir : pour des raisons financières et personnelles, il n’avait pas trop de sources de plaisir dans la vie. Et là ça faisait beaucoup : manger sans gluten et sans produits animaux… quand tu es gourmand c’est vraiment compliqué. Il était devenu « moine de bouffe » lol. J’étais même triste pour lui.

    – Santé : il a eu une baisse énorme de globules blancs en novembre dernier (il a flippé parce que ça pouvait indiquer une leucémie) et après examens sanguins, le seul truc qui clochait c’était son taux de protéines bas. Il a donc commencé à se faire des shakers protéinés (flocons de sarrasin, lait de soja, fruits rouges et graines de chanvre, le tout mixé) tous les jours pour remonter son taux de protéines. Mais au bout d’un moment il s’est dit que ce n’était pas normal de devoir compléter son alimentation qui était pourtant équilibrée (orientée par une diététicienne et avec beaucoup de recherches de notre côté). A la base, ce genre de shaker est conseillé pour les sportifs qui souhaitent prendre de la masse musculaire, lui en prenait pour avoir l’apport suffisant pour vivre normalement, il y a quand-même un sacré décalage.

    – Santé encore : il n’avait plus du tout de graisse sur le corps (même en mangeant de l’huile, des noix diverses, du lait végétal, etc.), même son médecin (ouverte au végétalisme) s’en est un peu inquiétée et moi je le trouvais maigre et sec. C’est très bien de limiter le gras, le mauvais surtout, mais il est indispensable pour le bon fonctionnement de plein d’organes, dont le cerveau!

    En fait, avec le temps il a appris qu’on n’est pas tous égaux face aux protéines animales/végétales (moi je m’en doutais très fortement mais ça n’allait pas dans le sens de ses convictions et de ce qu’il aurait souhaité, donc il n’en prenait pas acte, ce que je comprenais). Certains auraient des gènes qui leur permettraient de se nourrir uniquement de végétal, et d’autres des gènes qui font qu’ils auraient besoin de protéines animales. Donc les végans qui le deviennent et pour qui ça se passe bien sont peut-être simplement faits pour ça, et ça serait une erreur de leur part d’en déduire que c’est ok pour tout le monde.

    Voilà, donc en gros il s’est rendu compte que son corps n’était pas fait pour un régime végétalien et que la société dans laquelle il est né n’est pas du tout appropriée pour l’être (il a dû changer plusieurs fois de médecins par exemple, le premier lui avait dit « Je ne vous soignerai pour vos fatigues inexpliquées que quand vous mangerez normalement, parce que ça ne sert à rien de soigner une conséquences dont vous êtes vous-même la cause »). Et il n’est pas responsable de ces deux facteurs.
    Ça l’a aidé à ne pas culpabiliser de revenir en arrière, au moins il a essayé vraiment à fond (deux ans de végétarisme suivis de deux ans de végétalisme, tous les deux sans aucun écart), mais il a atteint ses limites.
    Certains pourront penser qu’il se justifie juste pour se déculpabiliser, peut-être, mais si la « dissonance cognitive » dont parlent tant les végans existe c’est bien pour une raison : pouvoir vivre sereinement ce qu’on n’est pas capable de vivre autrement. C’est un outil sain du cerveau, même s’il amène à des conséquences discutables. Quand un végan dit que certains omnivores ne mangeraient pas de viande s’ils devaient la tuer eux-mêmes, je me dis que c’est vrai, tout comme quasiment personne n’utiliserait d’ordinateur s’il devait descendre 14h par jour dans une mine pour en extraire les matériaux.

    Donc pour moi c’est à chacun de voir pour lui-même, à chacun de faire au mieux. Et faire au mieux n’est pas faire parfaitement. 🙂

    1. Sophie

      19/07/2017 at 15:19

      merci beaucoup pour ton commentaire et ce témoignage ! j’espère que ton copain va mieux aujourd’hui et qu’il a pu trouver un équilibre. Une chose est sûre, on n’est pas tous égaux face à la nourriture, pour tout un tas de raisons…

      1. Gwenn

        19/07/2017 at 16:00

        Je t’en prie! 🙂
        Oui il va beaucoup mieux et a retrouvé son équilibre (santé, vie sociale et bien-être général) en redevenant omnivore. C’était la solution qui lui convenait le mieux (ce qui ne veut pas dire que c’est LA solution pour tout le monde, c’était juste la sienne).
        Et c’est exactement ça, la nourriture est plus que de la nourriture… elle est souvent liée à notre enfance, nos souvenirs, nos émotions, notre sentiment d’appartenance à un groupe, etc. Et biologiquement on n’est pas tous les mêmes. C’est donc bien plus complexe qu’une notion de « plaisir », sinon ça serait plus simple c’est sûr. 🙂
        Bon courage à toi sur ton chemin!

  12. Angélique

    19/07/2017 at 15:48

    Merci pour ton témoignage. Tu montres là toutes les difficultés de pouvoir vivre en accord avec ses convictions dans la société telle qu’elle est dessinée aujourd’hui.
    J’ai remarqué que nous les véganes, nous nous mettons beaucoup de pression (mais j’ai vécu la même chose quand j’ai découvert le zéro déchet, recherche de l’impact zéro à m’en rendre malade !).
    Laisse-toi u temps. Et, c’est facile à dire, mais essaye d’être moins exigeante avec toi-même. Tu connais peut-être les 4 accords toltèques, si non je te conseille ce livre. Un des accords consiste à faire de son mieux, avec les circonstances, avec ton état du moment, ta force, ton envie.
    Je suis perfectionniste et très exigeante avec moi-même donc je sais ce que tu vis. On doit apprendre à relâcher cette pression qu’on se met constamment.
    Tu sais, avoir conscience de ce qu’il se passe pour les animaux et vouloir que les choses changent, c’est déjà énorme ! Et chez toi tu appliques tout ce que tu peux, c’est cool. Pour les cosmétiques si tu veux j’ai publié quelques articles sur mon blog avec des marques et produits véganes et cruelty free. Mais je te rassure, il m’arrive encore d’oublier de regarder la liste des ingrédients quand j’achète un nouveau produit, et de me retrouver avec un cosmétique qui contient de la propolis, de la cire d’abeille ou autre. Et le week-end dernier j’ai remarqué que les étiquettes à l’arrière des deux shorts que j’ai achetés ces dernières années sont en cuir ! Je ne pense tout simplement pas à regarder…
    Tout ça pour dire que nous sommes et restons des humains, avec nos failles, nos paradoxes. On doit accepter ça, je crois que c’est le plus gros du travail finalement 😉

    Dans tous les cas, ne t’inquiète pas, le monde est en pleine évolution, ce sera de plus en plus facile d’être végane dans les années à venir.

    Je t’envoie tout mon soutien pour ne pas retourner dans la matrice mais faire au mieux avec ce que tu sais 😉

    1. Sophie

      19/07/2017 at 16:25

      Glam & conscious a commenté mon article hiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! je suis trop fan de ton blog j’adore ce que tu fais 😀 merci beaucoup pour tes conseils et je vais aller lire tes articles sur les cosmétiques 🙂

  13. Liitchi

    19/07/2017 at 18:43

    Merci pour ton témoignage. C’est marrant parce qu’à entendre pas mal de végétaliens, nous sommes tous seuls dans nos familles à agir comme ça. Voire aussi dans les amis. Mais j’ai bon espoir qu’un jour, les gens commenceront à dire « hey, on est 2 dans ma famille » ou bien « mon frère aussi est végétalien désormais ! ». Oui je sais que ça existe déjà, mais je le lis peu.
    J’ai bon espoir 🙂
    Courage !

    1. Sophie

      19/07/2017 at 20:17

      nous sommes de plus en plus nombreux, on est sur la bonne voie 🙂

  14. Pierre

    19/07/2017 at 19:59

    Bonsoir Sophie,

    Je suis un peu dans la même situation même si je suis un homme et que je n’ai pas connu tes soucis anorexie/boulimie.
    Ce qui me semble le plus important c’est d’être en accord avec soi-même.
    Tu as pris conscience d’une vérité cachée (ou bien édulcorée) et tu ne supportes plus de participer à ce massacre ce qui est très positif.

    Ton entourage et la société n’en sont pas là et cela entraine des situations compliquées…

    Mon principe est le suivant: Je fais le maximum pour ne pas favoriser tout ce qui exploite ou tue des animaux. Donc je n’achète pas de produits animaux ou issus des animaux. Point barre.

    Il n’y a pas de manque, on peut facilement remplacer ou inventer avec ce que la nature nous offre et c’est une bonne chose 🙂

    Pour les repas à l’extérieur, en famille par exemple, j’explique ce que je suis et si il n’y a pas le choix, je mange comme tout le monde. Le mal est déjà fait et je n’en suis pas à l’origine. Par contre je ne me tairais pas et défendrai mes convictions.

    Je pense qu’il est négatif de cliver les gens et de créer des tensions. Je pense que le respect est la base de tout. Pour les animaux, ok, mais pour la nature et les humains également.

    S’opposer à une barbarie et à une exploitation est tout à fait justifiable, créer des conflits est une erreur. Surtout avec ceux que l’on aime…

    Le véganisme pur et dur a souvent ce côté sectaire mais le discours est souvent biaisé. La culpabilisation n’est pas la bonne solution. La prise de conscience, oui 🙂

    Regarde à la fin de ta journée ce que tu as fait pour les animaux et la planète et sois heureuse. Les petites gouttes font les océans et ta décision de changer de mode de vie est un acte conscient et positif.

    Bon courage !

    1. Sophie

      19/07/2017 at 20:18

      merci pour ton commentaire très positif et tes conseils Pierre !

  15. olivia

    19/07/2017 at 22:00

    Hello! Je comprends tout à fait tes interrogations! Il y a un peu plus d’un an, j’ai vu le discours le plus important de vote vie, the cowpiracy… et j’ai décidé de devenir vegan, persuadée de ne plus pouvoir manger de chaire animale et de produits animaux. Je me suis un peu précipitée. J’ai eu beaucoup de mal à recommencer à manger des laitages et des oeufs, à devenir végétarienne, j’avais honte, je n’assumais pas. Les réseaux sociaux aussi ne m’ont pas aidée car j’ai découvert beaucoup de mesquineries dans la communauté vegan qui prône pourtant la compassion. Finalement, je suis végétarienne, ce qui n’est déjà pas facile au quotidien, mais j’aime ça, ça me convient très bien. Je ne ferme pas la porte au veganisme dans les années à venir. On verra, je pense que c’est un cheminement personnel, et que chaque personne fait ses propres choix en temps voulu, à son rythme. Ne sois pas trop dur avec toi! Même si tu deviens flexitarienne, tu contribues à la cause animale. Chacun a le droit d’y participer dans la limite de ses capacités, et personne ne devrait être blâmé pour ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas!

    1. Sophie

      19/07/2017 at 22:13

      Merci beaucoup pour ton témoignage Olivia, je me sens moins seule ^^

  16. Sophie

    19/07/2017 at 22:02

    Bonjour. Merci pour ton article dans lequel je me retrouve en partie. Lorsque j’explique mon mode d’alimentation je dis que je suis végétarienne à tendance végétalienne. ^^
    Nous vivons malheureusement dans une société qui a besoin de catégoriser y compris les individus. Il est parfois difficile d’y trouver sa place, de s’y sentir bien, d’y vivre sereinement alors qu’on se retrouve en dehors de ces cases.
    Merci encore pour cet article, qui me permet (avec aussi les commentaires laissés) de me me mettre moins là pression sur mon mode de vie (aussi écolo et vers le zéro déchet). Après tout, on fait ce qu’on souhaite tant qu’on se sent bien.

    1. Sophie

      19/07/2017 at 22:17

      Merci pour ton commentaire 🙂 tu as bien raison, c’est important de ne pas se mettre la pression !

  17. Barrière

    19/07/2017 at 22:20

    Cornélia Barrière : T’inquiètes pas, je nl’aime aucun intégrisme. Le monde ne peut pas changer du jour au lendemain. Fais ce que tu peux, c’est déjà formidable…

  18. Ju

    19/07/2017 at 23:19

    Bonsoir Sophie ! Merci pour cet article que je viens de découvrir grâce à ma meilleure amie qui est végane. Je trouve que tu as très bien expliquée ton ressenti, en tous cas ça m’a fait du bien de lire cet article. Je suis carniste avec un TCA et je réfléchis beaucoup et souvent au végétarisme/véganisme, à la cruauté envers les animaux, à le possibilité de faire la transition ou pas, mais je n’ai pu encore en parler qu’avec très peu de monde car souvent je tombe sur des gens de type « brigade végane » dont tu parles dans ton article ! Attention, je comprends très bien leur point de vue, c’est juste que toutes ces questions me semblent compliquées et que comme tu le dis très bien ce n’est pas forcément binaire avec les gentils et les méchants, mais que surtout ça peut être très compliqué. Alors merci pour cet article qui expose clairement des choses que je trouve très justes, et qui en tous cas me parlent personnellement. Ca me renvoie aussi beaucoup à ce que peut me raconter ma meilleure amie sur ce qu’elle vit, d’être un peu en marge et comme tu le dis de manger différemment dans une société avec des habitudes de consommation différentes. Je ne sais pas s’il existe une solution pour ce que tu vis parfois mais je l’espère = )

    1. Sophie

      20/07/2017 at 11:10

      Salut Ju 🙂 je suis ravie que mon article t’aide un peu et te parle. Si tu as un peu de temps, n’hésite pas à lire les autres commentaires tu y trouveras plein de conseils 🙂

  19. Saoyiste

    22/07/2017 at 12:25

    Oh tiens, on a le même genre de grand-mère, celle qui veut que tu te resserves à chaque fois, ou que tu finisses un plat, sans oublier de te dire que tu es maigre, c’était mon cas il y a qqls temps… maintenant j’ai repris des kg et ma grand-mère continue quand même de vouloir me gaver haha ! Elle est aussi douée pour m’annoncer avec fierté quelle viande elle va préparer pour le repas… et hier elle était toute heureuse d’avoir gagné à un loto de la viande et n’arrêtait pas d’en parler. Elle ne comprend pas que cela ne m’intéresse pas et que ça me gène énormément oO
    Tout comme tu as pu le lire dans un de mes articles, j’ai aussi des difficultés à vivre pleinement mon véganisme. Pourtant, je ne reviendrai jamais en arrière et quand je fais des écarts, c’est ma faim qui parle, non mon envie. Je fais de mon mieux et je suis sure que toi aussi 😉
    Des bisous 😉

    1. Sophie

      22/07/2017 at 14:01

      toutes les grands-mères sont pareilles je crois hahaha 😀

  20. Elodie

    24/07/2017 at 13:43

    Bonjour Sophie, ton article me touche beaucoup. Je comprends ce que tu ressens, c’est vrai que ce n’est pas toujours facile. Mais tu sais pourquoi tu le fais, il est bien plus important de pouvoir vivre en accord avec ses principes, que de se conformer à la société. Je le répète, je comprends parfaitement, et c’est très courageux de ta part de faire le choix d’être aussi transparente.

    Tu sais, tu fais partie des personnes qui m’inspirent. Ton blog est formidable, ce que tu fais est formidable. Il faut t’accrocher, ne pas lâcher.
    Tu peux faire en sorte de trouver que ce n’est pas si compliqué que ça, et que les désagréments auxquels nous sommes tous confrontés ne soient que de petits désagréments. Tu peux faire en sorte que ça n’impacte pas (trop) ton moral. C’est toi qui décides. 🙂
    Nous ne vivons pas dans un monde végane, pas encore malheureusement. J’ai mes petits moments de faiblesse aussi, dans une moindre mesure mais je sais de quoi il est question.
    Concentre-toi sur ce que ton véganisme t’apporte de positif, c’est ce qui compte vraiment, et ça doit te faire relativiser le reste.
    Allez, je t’envoie du courage, ne nous lâche pas hein ! 😀 (La meuf qui met la pression haha)

    Je te fais une grosse bise.

    1. Sophie

      24/07/2017 at 14:32

      Merci pour ton gentil message Elodie 🙂 je vois tout à fait ce que tu veux dire par « c’est moi qui décide ». Hier je suis allée chez ma belle-soeur pour un barbecue. Elle avait prévu un steak de soja pour moi et de la salade de riz. C’était déjà super mais j’ai décidé de préparer aussi un gâteau au chocolat et des feuilletés de saucisses pour l’apéro. Du coup j’ai pu manger (presque) comme tout le monde et je ne me suis même pas aperçue que j’avais un plat différent ! Tu as tout à fait raison, à moi d’agir au lieu de subir, c’est moi qui décide ^^

      1. Elodie

        24/07/2017 at 16:39

        Bravo ! 🙂 C’est précisément ce que je voulais dire.

  21. Carabath

    26/07/2017 at 18:40

    Bonjour !

    Votre témoignage est intéressant pour moi parce que je suis végétarienne depuis peu de temps (moins d’un an, le déclic s’est fait récemment).
    D’une part, je pense qu’il ne faut pas marcher à la culpabilité parce qu’on ne devient pas végane par punition. Il ne s’agit pas culpabiliser de manger de la viande, mais d’être fière d’être végane.
    Ensuite, c’est tout à fait normal de vouloir manger la même chose que les autres : c’est un instinct. Manger est une activité sociale (c’est pour ça qu’on mange rapido voire pas quand on est tout seul) et manger la même chose que les autres ça permet de se sentir appartenir au groupe.
    Est-ce que ça ne serait pas possible pour toi de manger végane chez toi et végétarien chez les autres ? ça te permettrait de te sentir moins exclue et les autres n’auraient pas d’effort particulier à faire (parce que de toute façon ils n’en feront pas). Mais tu peux toujours leur demander d’acheter des produits quali (oeufs de plein air bio, etc). Peut-être qu’ils pourront au moins faire cet effort-là (peu de gens répondent « non non je préfère des produits bien crades dopés aux antibio et en batterie »).
    A mon sens, le souci ce n’est pas de manger des produits animaux, c’est bel et bien de les acheter. Or chez les autres, et bah c’est trop tard, ils l’ont déjà acheté !
    Bref, c’est normal de vouloir manger comme les autres, et c’est en n’achetant que tu aides la cause animale, pas en ne mangeant pas. Tu peux inciter les autres à acheter mieux, mais tu ne peux leur imposer (libre-arbitre, toussa toussa). Et envoie chier les culpabilisateurs.

    1. Sophie

      27/07/2017 at 19:01

      Salut Carabath, merci pour ton message 🙂 effectivement, je pense adopter plus de flexibilité dans mes sorties pour me sentir un peu moins frustrée ^^ je suis tout à fait d’accord avec toi sur l’aspect social des repas (moi-même je saute des repas quand je suis seule) et c’est un point important !

  22. Aurélie

    29/07/2017 at 22:28

    Bonjour Sophie,
    Ton article m’a touché. Car tu te sens enfermé dans un choix sur lequel tu reviendrais bien.
    Je suis végétarienne depuis 6 mois. C’est pas très compliqué en fait, même au resto où je trouve toujours un plat végé ou qui peut l’être. Par contre, je n’arriverais pas à être vegan. Déjà, j’aime trop le fromage pour ça, le miel (bon, un peu de fumé, j’arrive pas à croire que c’est de la réelle souffrance pour les abeilles). Néanmoins, je n’achète plus de cuir mais plus pour un soucis écolo. J’ai malgré tout craqué pour un saucisson et un bout de lard (bio) car j’adore. Les produits laitiers que j’achète sont bio ; les oeufs viennent de la ferme (les poules sont en liberté et pondent naturellement). Je mange également des fruits de mer.
    J’ai tué des mouches qui m’envahissaient. Mon chat manche des produits carnés.
    Pour te dire que je n’ai pas de dogme. Je fais selon mes propres convictions et selon mon plaisir. J’aime manger , c’est un plaisir de la vie, je ne veut pas que ça deviennent de l’amnégation, une privation.
    Tu peux essayer de manger de la viande bio, dont les conditions de vie ont été bonne. Mon fermier vent ses poules qui sont trop vielle après avoir pondues. Est-ce vraiment cruel si elle vont mourir de toute façon ?
    Je ne supporte pas la souffrance animal mais quand c’est naturel, j’accepte mieux.
    Tout les végans vont me sortir les arguments (que je connais) pour me dire que ce n’est pas bien.
    Mais bon, c’est une compromis entre mon plaisir et la souffrance animale.
    Alors ne t’enferme pas sur une position que tu as décidé un jour (surement dû a tes problèmes alimentaire et ton besoin de contrôle). Essaye de manger des produits issus des animaux bios pour garder tes convictions
    Courage

    Aurélie (www. latotatesevade.com)

    1. Sophie

      30/07/2017 at 12:57

      salut Aurélie ! merci pour ton message. Je ne vais pas te sortir les arguments véganes puisque tu les connais déjà. Pour moi la viande bio et autres poules heureuses, j’ai du mal à y croire (comme toi avec les abeilles). Quand je vais chez mon beau-père je mange les oeufs de leurs poules mais seulement parce que je connais ces petites poulettes ^^

  23. Alma

    11/08/2017 at 15:15

    Bonjour,

    Je débute dans le végétarisme et je suis pour certain(e)s pas une « pure » car je n’ai enlevé que la viande. Côté vêtements-chaussure, plus de cuir, laine etc … Comme toi, la seule de la famille comme ça et ça a compliqué les repas mais comme je mange encore (le « encore » montre que je commence aussi à réfléchir sur ça) du poisson les sauvent et moi aussi faut être honnête. Pour les œufs si je dois en acheter c’est du bio ou directement de la ferme ou je sais comment elles vivent.

    Mais j’ai eu et j’aurais encore des réflexions celles que j’ai eu : c’est pour maigrir ? Ou quand je dis plus de chaussures en cuir du : ah ouais quand même ça va loin. J’essaie de leur dire, quand tu commences, tu vois un peu tout différemment, c’est un ensemble.
    Mais dans l’ensemble mes proches ne disent rien, ils doivent pas en penser moins mais ils respectent, et si un jour je passe à plus de poisson et œufs (le lait végétal j’y arrive pas ou j’ai pas trouver le bon), ce sera peut-être plus difficile mais là j’apporterai mon repas tout simplement.

    Pour le maquillage pour l’instant je suis encore sur des marques classiques, mais je pioches de ci de là, des produits bio et plus dans mon état d’esprit, mais là j’avoue j’ai plus de mal à changer.

    Donc voilà, une débutante qui avance pas à pas, qui rame pour varier ces repas (oui je dois me trouver des recettes ^^). Qui salive sur de la charcuterie, ancienne carniste (avant je mangeais que de la viande et pas de poisson), mais avance peu à peu et surtout je me sens bien avec moi-même et c’est ça le plus important !

    Bye !

    1. Sophie

      15/08/2017 at 16:23

      merci pour ton témoignage Alma ! Et bonne continuation 🙂

  24. anna

    20/08/2017 at 03:39

    hello! je suis végétarienne depuis toute petite et végane depuis quelques années.
    ça ne me pose aucun problème de « manger différent », probablement parce qu’être végétarien était compliqué il y a quelques années seulement. je ne ressens aucune pression sociale.
    et on est de plus en plus nombreux. tiens bon, bientôt ce sera plus normal.

  25. lilly

    07/09/2017 at 09:18

    J’ai bcp aimé ton article, ça fait du bien aussi de voir des gens pour qui tout n’est pas facile, droit etc.. qui butent sur des choses etc..
    Bref je te trouve courageuse d’exposer tes doutes, parce que si les « carnistes » sont pas tendres, les véganes sont parfois très agressifs aussi et ne tolèrent (pour certains bien sur) aucun doute, aucune question etc… Donc c’est tout à ton honneur.
    Pour ma part je suis végétarienne depuis plusieurs années sans grande difficulté.
    J’ai peu à peu exclu les divertissements animaux, et les cosmétiques autant que faire se peut (j’y fais de plus en plus attention) j’essaye d’éviter cuir et laine et je commence à pas mal m’en sortir 🙂
    Mais le passage au végétalisme j’ai tenté plusieurs fois et j’y arrive pas. A chaque fois je me suis pas sentie bien (physiquement) j’avais faim, je surcompensais par du sucre, chocolat etc… bref.. à chaque fois je suis repassée au végétarisme.
    C’est complexe en fait parce que je pense qu’au fond je suis pas de cuex qi pensent que le végétarisme (et par extension le végétalisme) sont forcément ce vers quoi tendra le monde. Quitte à me faire hurler dessus sur un blog où on parle de ça, je suis devenue végétarienne d’un coup parce que moi je ne voulais plus manger d’animaux. Mais est ce que je pense que le monde entier ne doit plus en mager? honne^tement j’en sais rien. Cette question est très ancienne et tjs pas résolue… alors.. et puis ej me verrais pas dire aux gens ce qu’ils ont à faire, je ne pense même pas que les gens qui mangent de la viande sont des gens cruels. J’en connais plein qui oeuvrent pour des trucs bien aussi, dont moi je me préoccupe pas.. et au final de quel droit je penserais que moi je suis mieux qu’eux, alros que je fais aussi pelin de trucs pas cool (genre j’ai un portable qui exploite des gens quelque part, des fringues aussi (même si j’essaye de faire attention) qui sont surement pas fabriqués de façon très orthodoxe etc etc).. bref je trouve que l’idée de non exploitation, à part si on est gandhi n’a pas au final une finalité précise et que la perfection dans ce domaine ne peux pas exister.
    Donc pour ma part même si en moi j’ai plein de questionnement, et que j’aimerais vriament me tourner vers le végétalisme (mais la question de l’extérieur me pose souci aussi, pas le jugement des autres m’en fous, mais j’aime aller au restau etc.. et ce serait vraiment compliqué, oui c’est horrible de penser ça quand des aniamux souffrent mais c’est ce que je me dis, mais bon du reste je me dis aussi que je peux pas vivre sans portable, alors que des gens et des efnants bosse fau tl’admnt pour que j’en ai un et c’est horrible aussi… bref l’occidental dans son ensemble est assez horrible et égoïste…)
    Bref pour ma part donc j’essaye de faire au mieux, pas que pour les animaux du reste, de lire, de ne pas me cacher des choses, pour pouvoir réfléchir et avancer.
    Je ne crois pas à un monde végane, donc je n’a i pas de pblm avec le fait de fréquenter des « carnistes », parfois quand il y a débat (ce qui arrive tjs lol) j’essaye de répondre le mieux possible, parce que je me dis que chaque pas compte et que si je p eux juste convaincre quelquu’n de juste réfléchir à sa consommation c’est déjà bien. Si je peux juste convaincre quelqu’un de pas aller dans un marineland, c’est déjà bien aussi etc…
    Voilà pour ma part j’ai pas de réponse à toutes mes questions, donc j’essaye juste de réfléchir honnêtement et e faire au mieux. j’espère m’améliorer dans les années à venir, je pense pas adhérer complètement du reste au concept végane, et je ne partage pas la vue de plein de militants, mais je soutiens quand même toute action qui vise à aider les animaux (je donne d’ailleurs de l’argent à L214 tous les mois).. bref je sais pas si je suis seule, mais moi j’ai pas d’idée aboutie sur ce qui doit être ou ne doit pas, je trouve que cette question doit être évoquée aujorud’hui, mais est ce qu’il faut pour autant en arriver à « persécuter » les autres (dans un sens comme dans l’autre?) je sais pas.. j’ai parfois du mal avec certaines façons de faire. Donc je me suis exclue de la plupart des groupes véganes que je suivais, je m’y sens pas à ma place. Je reste sur ceux qui me font réfléchir, sans avoir l’impression qu’on doit adhérer à une charte en rejetant tout ce qui ‘nest pas comme nous. Et j’essaye de voir comment faire pour limiter autant que possible l’aspect négatif de ma vie sur les autres (animaux humains et non humais) avec toutes les contradictions qui sont les miennes.

    1. Sophie

      07/09/2017 at 14:42

      Merci pour ton témoignage 🙂

  26. VeganIvy

    08/09/2017 at 17:13

    Bonjour Sophie.
    Concernant le végétalisme vis à vis des proches, je trouve normal que la personne qui invite s’adapte à ses convives en leur proposant un repas qu’ils peuvent consommer. Lorsque je n’étais pas encore végane et que j’invitais mes amis véganes, je cuisinais naturellement végétalien. Il me semble que lorsqu’on invite chez soi, c’est pour passer un bon moment, auprès des gens que l’on apprécie, et l’on a donc envie de leur faire plaisir. J’ai bien du mal à comprendre les gens qui ne préparent rien pour les véganes, comme si l’alimentation végétalienne était une bizarrerie culinaire impossible à cuisiner/manger. Tout le monde peut manger végétalien, ce n’est pas un repas excluant. Et ce n’est quand même pas comme si on demandait un menu spécial cuisine moléculaire non plus ! 🙂

    1. Sophie

      08/09/2017 at 17:28

      sur la question des invitations, les avis divergent ! heureusement, mes proches commencent à s’habituer et me préparent maintenant des plats à part. On est encore loin du repas végétalien pour tout le monde mais c’est déjà bien 🙂

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